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La Flèche brabançonne : les tops et les flops

Sur cette Flèche Brabançonne, Tom Pidcock, impressionnant, a dominé van Aert. Les Français ont été animateurs de la course. Ce fut plus compliqué pour la Deceuninck-Quick Step. Voici les Tops et les Flops.

Pidcock entouré d'un top et un flop
Pidcock entouré d’un top et un flop. (Sirotti)


Les Tops

Tom Pidcock

Décidément, le jeune Britannique apprend vite. Un néo-pro qui remporte une semi-classique de premier plan, ça n’arrive pas chaque année. Alors, imaginez, un néo-pro qui bat un coureur du calibre de Wout van Aert ? Son sprint, où il a facilement dominé le Belge, est à l’image de sa course : Pidcock, bombardé leader d’Ineos à 21 ans, était très fort sur cette Flèche brabançonne. Son attaque à 16 km de l’arrivée, dans l’Herestraat, provoque la sélection finale. Déjà 3e de Kuurne et 5e des Strade Bianche, le Britannique fait des débuts tonitruants.


Matteo Trentin

Kasper Asgreen sur le Grand Prix E3, Dylan van Baarle sur À Travers la Flandre : cette saison, les victoires en solitaire, amorcées de loin, sont à la mode sur les Flandriennes. Alors, Matteo Trentin a tenté sa chance, à 28 km de l’arrivée. Mais y a-t-il vraiment cru ? Son avance n’a jamais dépassé les 20 secondes. Il n’a pas pu disputer ses chances au sprint, trop émoussé par sa fugue. Mais à l’arrivée, il s’offre un nouveau podium après Gand-Wevelgem (3e).


Les Français

Ils ont fait partie des grands animateurs de l’épreuve. Cavagna, d’abord, en sonnant la révolte dans le peloton, à 70 km de l’arrivée. Impressionnant, le « TGV de Clermont-Ferrand » est vite revenu sur la tête de course, avec son groupe de poursuivants. Une débauche d’énergie importante, qu’il a payé dans le final, où il était à la limite. Mais sa 11e place laisse augurer de belles promesses. Et s’il prenait goût aux courses pavées ?

Sinon, le Français le plus en vue, c’était bien sûr Benoit Cosnefroy. S’il s’inquiétait de sa condition physique, le Cherbourgeois peut être rassuré. Costaud dans les monts, il a été un des poursuivants les plus actifs derrière le trio de tête. C’est même lui qui tente de rentrer, avec Teuns, dans le Moskesstraat, à 11 km de la ligne. Un peu juste dans le final. Mais sa 8e place est de bon augure avant les Ardennaises. Cosnefroy est en forme.

Les Flops

Wout van Aert

Cette saison 2021 peut, pratiquement, se résumer en deux-trois pour Wout van Aert : places d’honneur. « WWA » enchaine les déceptions : 2e du général de Tirreno-Adriatico, 3e de Milan-San Remo, 4e des Strade Bianche… Sur cette Flèche Brabançonne, en l’absence de Van der Poel et d’Alaphilippe, il était ultra-favori. Il a été passif toute la course. Était-il trop juste ? Son sprint face à Pidcock semble valider cette hypothèse : le jeune Britannique l’a facilement dominé. Sur l’Amstel, avant sa coupure, remettra-t-il les choses en ordre ?


Deceuninck-Quick Step

Sur cette semi-classique, la Deceuninck n’était pas venue avec la grosse artillerie, à quatre jours de l’Amstel. Mais avec Sénéchal et Lampaert au départ, elle avait de sérieux arguments. Le premier est tombé dans une grosse chute collective, impliquant également Geniets, et a abandonné, comme Honoré, à 38 km de l’arrivée. Quand à Lampaert, en retrait, il a fini loin (40e), sans avoir jamais pesé sur la course. Au final, c’est le troisième homme, Cavagna, qui aura été le plus en vue. Cette fois, le « Wolfpack » a failli.


Anthony Turgis

On attendait beaucoup d’Anthony Turgis, auteur d’une campagne de Classiques flamboyante. Mais, cette fois-ci, cela n’a pas souri au cadet de la fratrie. Très discret lorsque la course s’est emballée, il a été pris dans la chute collective, à 38 km de l’arrivée. Une dernière classique frustrante pour Turgis. Il aurait sûrement voulu ferrailler, encore une fois, avec van Aert et les autres.

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