Mon Peloton

Le média cyclisme qui te fait changer de braquet

Giro – Étape 6 : Mäder, Valter, Bardet… Les réactions

Gino Mäder s’est imposé en solitaire à Ascoli Piceno (San Giacomo), devançant Egan Bernal (INEOS Grenadiers) et Dan Martin (Israel Start-Up Nation) tandis que Attila Valter (Groupama-FDJ) endosse le maillot rose. Retrouvez les réactions à l’issue de la sixième étape du Tour d’Italie.

Attila Valter nouveau maillot rose du Giro (Sirotti).


Gino Mäder (Bahrain – Victorious), vainqueur de l’étape :

« Je n’ai pensé qu’à Paris-Nice »

« Hier était vraiment un jour compliqué avec la perte de Landa, nous nous sommes dit que nous allions courir en son honneur aujourd’hui. On a tout misé sur l’échappée qui, par chance, a été très forte. C’est un super sentiment de gagner après avoir raté la victoire de si peu sur Paris-Nice, c’est vraiment génial. Dès que j’ai été seul, la seule chose à laquelle j’ai pensé c’était Paris-Nice ; j’étais persuadé que la même chose allait m’arriver. Je veux juste profiter de ce moment et remercier mon équipe ».


Attila Valter (Groupama-FDJ), 12e de l’étape et maillot rose :

« Je pourrais pleurer »

« Je ne pourrais pas être plus surpris ni plus content que ça. C’est vrai que je l’avais envisagé, je savais que j’avais des bonnes jambes et que je devais juste m’accrocher aux meilleurs coureurs pour avoir ce maillot. Ce n’était pas une étape facile à cause de la météo. Je pourrais pleurer tellement je suis content. J’ai essayé de garder les yeux sur tout le monde, je savais que Remco Evenepoel et ou Egan Bernal n’étaient qu’à quelques secondes, mais je sentais que j’avais les jambes pour tenir l’écart. J’espère pouvoir profiter ce maillot avec mon équipe le plus longtemps possible ».


Egan Bernal (INEOS Grenadiers), 2e de l’étape et 3e du général

« C’était une course agressive »

« Au départ, le plan était de ne pas perdre de temps. On ne savait pas comment allaient tourner les jambes, on voulait être conservateur. Mais pendant la course, on s’est rendu compte que je me sentais bien. À un moment donné, il y a eu une opportunité de contrôler la course, on voulait saisir cette opportunité-là où il y aurait du vent. C’était une course agressive, mais dans le final avec le vent de face, les autres pouvaient rester dans les roues, donc la stratégie n’a pas été vraiment payante. Cependant, nous n’avons pas perdu de temps ».


Remco Evenepoel (Deceuninck – Quick Step), 4e de l’étape et 2e du général

« Une situation parfaite pour nous »

« Je suis très content de mes sensations dans la dernière montée. Il a fait très froid pendant l’étape, je souffrais beaucoup, mais dans le final les gars m’ont parfaitement soutenu, on était encore 5-6 au pied du dernier col. Ils ont toujours été auprès de moi, ils m’ont rappelé de bien m’alimenter, ce que j’ai fait. À la fin, j’avais encore de l’énergie. L’ascension n’était pas super dure, mais les conditions ont rendu ça beaucoup plus difficile. Au final, c’est une situation parfaite pour nous, je suis 2e au général. Ce n’était pas le plus gros objectif de prendre le maillot rose aujourd’hui. On a hâte d’être à demain ».


Romain Bardet (Team DSM), 14e de l’étape :

« Je pensais que c’était que de la descente jusqu’au pied »

« On a fait la descente à 3 (avec Ciccone et Bettiol), on a rapidement pris une minute. Je pense que j’ai fait l’erreur d’un peu trop m’investir, je pensais que c’était que de la descente jusqu’au pied de la dernière ascension et en fait, on s’est pris vent de face sur du plat. J’ai perdu beaucoup d’énergie à essayer de prendre davantage d’avance et c’est ce qui m’a manqué dans les 600 derniers mètres. J’ai perdu quelques secondes pour ça, c’est vrai que j’étais un peu vidé sur la fin après les efforts. Mais voilà, c’est une belle course, on a du mal à prévoir ce qui peut se passer, on voit qu’il y a de l’action. Je ne suis pas très loin au final, donc ça reste une bonne journée. J’espère qu’il y aura d’autres opportunités ».


Aleksandr Vlasov (Astana – Premier Tech), 10e de l’étape :

« Je n’ai pas pu suivre Bernal »

« C’était une journée compliquée à cause du froid. Je ne pouvais plus sentir mes bras ni mes jambes. Je m’étais économisé dans la descente pour tout donner dans la montée, j’ai reçu le soutien de Harold Tejada ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout. J’ai fait du mieux que j’ai pu. J’ai pu répondre à la première attaque mais quand Bernal est parti la deuxième fois, je n’ai pas pu garder sa roue donc j’ai été à mon rythme et je suis plutôt content de moi ».


Geoffrey Bouchard (AG2R Citroën Team), 48e :

« C’était difficile de rester sur le vélo »

« Départ très rapide, j’ai pris le bon groupe mais il y avait Mollema qui était un gros candidat donc on a mis beaucoup de temps à rentrer. On a eu le droit à des giboulées de mars après… Le classement de la montagne n’était pas forcément un objectif, mais il n’y avait pas eu beaucoup de bagarre. J’ai eu super froid, la descente était un enfer. C’était difficile de rester sur le vélo ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *