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Jérôme Pineau : « J’avais un penchant pour l’Amstel »

Sur ces deux dernières décennies, Jérôme Pineau a été l’un des seuls tricolores à performer sur l’Amstel Gold Race. L’actuel manager de B&B Hôtels p/KTM clame son amour pour cette classique néerlandaise.

Jérôme Pineau a lutté avec les meilleurs sur l'Amstel
Jérôme Pineau a lutté avec les meilleurs sur l’Amstel. (Sirotti)


Il est peut-être sur les dernières années, le coureur qui a le plus réussi sur l’Amstel Gold Race. Jérôme Pineau y a d’ailleurs performé dès sa première participation (voir plus bas) : « Cette course m’a plutôt souri. Je pense qu’elle correspondait le plus à mes qualités. Il fallait savoir frotter, être habile sur son vélo. Ce sont des côtes assez courtes où il faut beaucoup d’explosivité. Ça ressemble un peu aux routes de chez moi (il est Nantais) et que je faisais à l’entraînement », explique le manager de B&B Hôtels p/KTM.

« C’est aussi peut-être la moins huppée des trois ardennaises donc les coureurs n’étaient pas encore à fond et en gardaient sous la jambe », ajoute-t-il.

« J’ai souvent été classé comme un coureur moyen »


Jérôme Pineau s’est pris d’affection pour la course néerlandaise au fur et à mesure de sa carrière : « Ma classique préférée reste Liège-Bastogne-Liège, mais j’avais vraiment un très gros penchant pour l’Amstel, et j’étais bien un des seuls Français. J’essaye de transmettre ça à mes coureurs. Parce que c’est une très belle course ».

Jérôme Pineau, ici en 2005, apprécie l’Amstel (Sirotti)


En plusieurs participations et dans une période sombre, l’ancien coureur de Bouygues Telecom a su tirer son épingle du jeu. Mais malgré quelques belles places, il n’a pas réussi à passer le cap de leader sur les Ardennaises : « Je ne m’en suis pas aperçu à l’époque. J’ai souvent été classé comme un coureur moyen. Mais quand je regarde un peu mon palmarès dans les classiques, et surtout avec les coureurs qui finissent devant moi et qui ont souvent eu des problèmes de dopage derrière, je me dis que j’étais pas si mal que ça. Si seulement j’avais eu plus de confiance et avait été mieux entouré ».

En attendant, on vous propose de revivre à travers les propos de Jérôme Pineau, les différentes éditions où il a brillé.


2005 : 8ème à 0″- 1ère participation


« Je découvrais l’Amstel et il y avait beaucoup de brouillard cette année-là. Je n’ai jamais pu me situer sur le parcours. On n’y voyait vraiment rien alors j’ai suivi. Mais je voyais bien qu’on s’approchait du final. Quand on se retrouve avec des Freire, Cunego, Schleck, Rebellin, Bettini, tu te dis que tu n’es pas trop loin de l’arrivée.

Dans la dernière descente à 6 bornes de l’arrivée, j’ai demandé s’il restait un tour ou pas. En fait c’était déjà l’arrivée au Cauberg. J’étais encore sacrément frais. Au final, je fais 8ème (après le déclassement de Boogerd).

J’ai des regrets sur cette course, parce qu’en étant un peu mieux conditionné, j’aurais du faire mieux. Je dois faire podium ou pas loin. Parce que je dépasse Freire au sprint facilement. Je me dis “merde mais les gars ils sont fatigués en fait”. J’ai mal géré l’approche du final.

J’avais fait 3ème à Zurich sur une Coupe du Monde à 23 ans l’année d’avant. Tout le monde pensait que c’était un coup de bol. Alors en faisant une belle place sur une Ardennaise, j’aurais gagné en crédibilité au sein de mon équipe et dans le peloton. Après quand on voit les gars qui sont devant moi, c’est une fierté d’y être parce que je ne marchais pas au même carburant qu’eux ».


2008 : 10ème à 45″ – 4ème participation

« Quand le groupe de costauds part, je suis tout près, au cul. Mais je ne suis pas dedans parce qu’ils avaient un ou deux équipiers pour les placer au bon moment au bon endroit. Moi je me débrouillais seul.

C’est pour ça que je suis parti. Malgré ma réussite sur les classiques ardennaises. je n’ai jamais eu des coureurs pour m’aider. J’ai fait des Top 10-15 tout seul. J’étais dans un collectif et pas vraiment leader de ce collectif.

Mais je n’ai pas de regret parce que quand je vois les coureurs qui étaient devant, je me disais quelque part que j’étais dans ma classe, dans ma catégorie ».


2009 : 13ème à 8″ – 5ème participation

« L’arrivée n’était plus au sommet du Cauberg, donc c’était un changement qui me plaisait moins. Je n’aurais pas pu faire mieux au sprint. J’étais arrivé pour la place de 3ème, mais avec la pointe de vitesse que j’avais, parce que j’avais une bonne pointe de vitesse à l’époque, si je suis arrivé aussi loin, c’est que j’étais un peu à sec ».

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