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Julian Alaphilippe : « Je rêve de gagner Liège-Bastogne-Liège »

Julian Alaphilippe s’attaque aux Ardennaises dimanche, un des objectifs majeurs de sa saison. Avec, en guise de mise en bouche, l’Amstel Gold Race, deux ans après cette improbable fin de course. Le Français assure être en forme.

On l’avait laissé fatigué sur le Tour des Flandres. Julian Alaphilippe se dit en forme avant les Ardennaises. (Sirotti)

Personne n’a oublié cette image. Julian Alaphilippe (Deceuninck-Quick Step) et le Danois Jakob Fulgsang (Astana Premier Tech) rattrapés à 500 mètres de l’arrivée sur l’Amstel Gold Race 2019. Alors qu’ils avaient encore une confortable avance quelques kilomètres plus tôt. Un scénario improbable qui avait profité à Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix). Et laissé au Français, resté au pied du podium (4e), d’immenses regrets.

Deux ans après, « Alaf » retrouve les routes de l’Amstel. Avec un petit sentiment de revanche ? « Je ne suis pas dans cet état d’esprit, assure-t-il en conférence de presse, ce vendredi. Le passé appartient au passé ». D’autant que cette année, les cartes sont rebattues. Pour éviter une deuxième annulation d’affilée, les organisateurs ont revu le parcours. Et l’ont réduit, surtout.

Un nouveau parcours taillé pour ses qualités

La première classique ardennaise de l’année se jouera sur deux circuits d’une quinzaine de kilomètres. Avec un parcours plus vallonné que d’ordinaire : plus de 3 000 mètres de dénivelé positif seront au programme. Et, surtout, les coureurs escaladeront 12 fois l’exigeant Cauberg.

Frustré par le couac de l’an dernier, Julian Alaphilippe rêve d’inscrire, enfin, son nom au palmarès de Liège-Bastogne-Liège. (Sirotti)

N’en dites pas plus à Julian Alaphilippe. Ce parcours, il l’aime déjà : « Une course en circuit, un parcours difficile, c’est tout ce que j’aime. Je suis impatient de voir ce que ça peut donner ». Sur cet Amstel remodelé, qui pourrait ressembler « à une course de championnat du monde, avec ces enchainements de difficultés », Julian Alaphilippe, qui a reconnu le parcours ce vendredi matin, s’attend à une « course difficile. De base, l’Amstel, c’est assez nerveux, il y a toujours beaucoup de tension. Mais là, ce sera encore autre chose. Il y a moins de récupération que d’habitude. Il faudra se battre pour être être bien placé et éviter les cassures. Ça va user le peloton, encore plus qu’en temps normal. L’équipe qui contrôlera la course aura un certain avantage ».

« Van Aert et Pidcock sont favoris »

Après un Tour des Flandres décevant, terminé loin des meilleurs – « J’étais un peu fatigué », concède-t-il – le Français a coupé quelques jours, pour retrouver du jus. Il assure avoir retrouvé la forme avant ces Ardennaises, un « objectif important dans la saison ». Et qui lui réussit bien : deux victoires sur la Flèche Wallonne (2018, 2019) et trois deuxièmes places. Sans oublier cette Doyenne qu’il aurait pu (dû ?) gagner en 2020, sans cette vague dans le sprint, et s’il n’avait pas levé les bras trop tôt, bien entendu.


Julian Alaphilippe : « Je rêve de gagner Liège-Bastogne-Liège »


Mais Alaphilippe n’est pas du genre prétentieux. N’attendez pas de lui qu’il prétende être le meilleur, en l’absence de van der Poel. « J’espère faire un bon résultat », a-t-il sobrement expliqué. Comprenez qu’il n’estime pas être favori : « Van Aert aura sûrement à cœur de bien faire pour sa dernière course avant sa coupure. Pidcock aussi est capable de gagner cette année, quand on voit ce qu’il a fait sur la Brabançonne ».

Comme Hinault en 81 ?

Il le concède, l’Amstel Gold Race, « c’est l’Ardennaise qui me convient le moins. Celle que je rêve de gagner, c’est Liège-Bastogne-Liège. Mais je prends ces trois courses à cœur ». Un parcours qui ressemble à un championnat du Monde, une course exigeante : ce nouvel Amstel à tout pour plaire à Julian Alaphilippe. D’autant qu’il sait comment la gagner, cette Classique, pour avoir touché du doigt le sacre en 2019. Et que Julian Alaphilippe loupe rarement une occasion de rentrer dans l’Histoire. Le dernier vainqueur tricolore, c’était Bernard Hinault, en 1981. « Le Blaireau » portait un maillot du Champion du Monde ce jour-là. Un signe du destin ?

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