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La Chronique de David Boucher – TDF 2021 : « Il n’y avait pas de concurrence »

Pour sa troisième chronique sur Mon Peloton, David Boucher fait un bilan complet du Tour de France, qui s’est achevé il y a une dizaine de jours.

Le podium final à Paris. (Sirotti)


Tadej Pogacar

Pour Pogacar, ça a été une archi-domination. Je pense que le Covid y est pour quelque chose et je pense que pas mal de bons coureurs ont délaissé le Tour de France pour d’autres objectifs.

D’autres rivaux étaient préparés pour la troisième semaine, comme Roglic, mais n’ont pas eu l’opportunité de la montrer.

Tadej Pogacar a survolé le Tour. (Sirotti)

Je ne dirai pas qu’on tient une légende du vélo, mais il va sûrement faire une belle série sauf s’il se lasse avant. Et attention les jeunes sont forts de plus en plus tôt, mais ils s’éteignent aussi de plus en plus tôt.

Les suspicions de dopage me passent au-dessus, à chaque fois qu’un mec marche il est dopé donc je me contente d’apprécier le spectacle sans arrière-pensée.


Les autres acteurs du Tour

Pour les autres, Vingegaard, c’est une fausse surprise car il était déjà bien présent sur La Vuelta l’an passé. Là, il a su profiter sans pression du statut de leader. Carapaz a fini à sa place et l’avenir nous a appris pourquoi avec les JO. O’Connor je savais de quoi il était capable après ses succès l’an passé dans un autre Grand Tour.

Pour Cavendish, c’est peut-être dur ce que je vais dire, mais il n’y avait pas de concurrence pour lui. Juste Philipsen. Les autres ont vite été éliminés. Comme Démare, qui n’était pas au niveau. Sagan toujours là mais moins saignant, Ewan est vite tombé alors qu’il aurait sans doute gagné cinq étapes. Ackermann, Bennett, Viviani disparus. Groenewegen et Jakobsen en reconstruction. Cees Bol pas bon.

Une semaine de jaune pour Van der Poel sur le Tour. (Sirotti)

Merlier est très fort, mais première expérience sur un Tour… Il était bien et grâce à une équipe autour de lui il a su faire mouche. Et dans une équipe comme celle-ci où l’ambiance et la culture de la gagne est une institution, c’est tout de suite plus facile.

Van der Poel avait prévu de faire les JO deux ans avant, donc normal il avait prévenu. Le passage d’un vélo à un autre et la préparation est un peu différente donc pour moi normal.


Le Tour des Français

Alaphilippe a beaucoup tenté sur ce Tour. (Sirotti)

Julian Alaphilippe a réussi son Tour certes, mais j’ai trouvé qu’il était quand même un peu juste et que pour se montrer il attaquait de loin en savant pertinemment que ça ne marcherait pas. Il a fait honneur à son maillot de champion du monde.

Les autres Français ont eu la chance d’intégrer des échappées pour se replacer au général, mais en effet ce fut bien triste… Certains jeunes doivent encore progresser comme Paret-Peintre.


Le Tour des Belges

Pour les Belges, Teuns, il sait courir juste le jour J : faire d’une étape son objectif. Merlier est le plus vite au sprint avec Ewan actuellement, mais juste pour une course de trois semaines. Il était là pour une étape, il l’a fait.

Van Aert a remporté trois victoires sur le Tour. (Sirotti)

Wout Van Aert est un coureur à l’ancienne avec un profil complet. En début de Tour, il a payé une grosse prépa et le reste d’une anesthésie suite à son opération de l’appendice, mais en fin de Tour, il était bel et bien là.

Tous les coureurs venant du cyclo-cross sont un peu passés partout, mais Wout est au-dessus du lot. De là à gagner un Grand Tour ? C’est autre chose, un autre statut, une autre pression…


Les rumeurs autour du dopage

Pour le dopage encore une fois, je m’en fiche. J’essaie d’apprécier et des détracteurs il y en aura toujours… Certainement que tout progresse, mais aujourd’hui le cyclisme est très propre. Dire qu’il est totalement clean, je ne me mouillerai pas, mais la plupart des exploits sont réels.

Il y a une différence entre se soigner, c’est-à-dire avoir une bonne hygiène de vie, prendre des compléments pour éviter les carences, et se doper. Ça, les gens ne comprennent pas à cause du passé sulfureux de notre sport. Après c’est sûr qu’ils restent quelques exceptions qui continuent de jouer avec le feu.

Le dopage mécanique est un autre débat. Qui est capable de faire prendre d’aussi gros risques à ses coureurs sous peine de mettre la clé sous la porte directement ? Je ne sais pas. Le matériel a évolué, les roulements céramiques, la qualité des disques, des chaînes, les zones de frictions quasiment nulles… Tout ça joue un rôle important. Chez Bahreïn, c’était sûr que des jaloux allaient faire bouger les choses. Mais encore une fois, essayons de croire et de profiter du spectacle qui nous est offert.

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