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La chronique de Romain Combaud : “Les Strade ? La course la plus dure”

Tous les mois, Romain Combaud prend la tête de Mon Peloton. Via une chronique, il va vous raconter l’envers des courses et de la vie au sein du Team DSM. Aujourd’hui, partez à la découverte des Strade Bianche avec le grimpeur, qui a participé à la classique italienne pour la première fois de sa vie.

Les Strade Bianche, je ne les avais jamais couru encore. Mais je savais que ça allait me plaire. Je me suis mis en tête que c’était un Tro Bro Léon XXL, avec un énorme plateau. C’est un peu le même style de parcours, sauf que sur les Strade, c’est très dur. Tout le monde dit que c’est semblable à Paris-Roubaix, mais pour moi ça n’a rien à voir. Au niveau du placement et du frottement, ça ressemble, mais les secteurs sont vraiment très durs. On ne s’en rend pas bien compte à la télé, mais ils sont en bosse.

Tous les mois, Romain Combaud prend la tête de Mon Peloton. Via une chronique, il va vous raconter l’envers des courses et de la vie au sein du Team DSM. Aujourd’hui, partez à la découverte des Strade Bianche avec le grimpeur, qui a participé à la classique italienne pour la première fois de sa vie.
Romain Bardet était le leader du Team DSM sur les Strade 2021 (Crédit : Sirotti)

Ce n’est pas une course qui se prépare différemment des autres. Au contraire d’une course pavée où il faut bien connaître les secteurs. Les routes blanches sont couvertes de gravillons, il n’y a pas de piège ou de gros danger. C’est la longueur de ces secteurs qui font la difficulté et la beauté de cette course. C’est la préparation mentale qui fait foi. Il faut être prêt à être à fond pendant 4h30-5h. Il n’y a jamais de relâchement.

Un rôle d’éclaireur

Au matin, pendant le briefing, le DS s’est tourné vers ceux qui avaient déjà eu l’occasion de participer, comme Romain (ndlr : Bardet). Le message c’était “on reste concentré sur le placement, notamment sur les points clés”. On n’avait pas d’objectif précis. Romain était notre leader mais il visait plutôt un top 10, pas forcément la victoire. Il n’y avait pas la pression d’un résultat. Mais la course ne se passe jamais comme prévu.

Tous les mois, Romain Combaud prend la tête de Mon Peloton. Via une chronique, il va vous raconter l’envers des courses et de la vie au sein du Team DSM. Aujourd’hui, partez à la découverte des Strade Bianche avec le grimpeur, qui a participé à la classique italienne pour la première fois de sa vie.
Romain Combaud avec ses coéquipiers du Team DSM avant les Strade Bianche (Crédit : Team DSM)

Mon rôle était de prendre une échappée si 6-7 coureurs partaient. On savait que ça pouvait aller loin et ça aurait été un bon point d’appui. Malheureusement c’est sorti par grappe et je n’ai pas pris le bon coup. Ensuite j’ai appris que Romain était tombé très tôt dans la course, heureusement sans gravité. Pour le reste, il fallait veiller à bien le placer en vue des secteurs de la mi-parcours. On a bien réussi mais ensuite on s’est perdu. Là ce sont les jambes qui parlent et je n’avais pas de très bonnes sensations. Quand ça frotte comme ça, si tu n’es pas bien, tu recules et tu subis les chutes. Je me suis vite retrouvé dans le trafic et j’ai souffert pour recoller au groupe devant.

Tous les mois, Romain Combaud prend la tête de Mon Peloton. Via une chronique, il va vous raconter l’envers des courses et de la vie au sein du Team DSM. Aujourd’hui, partez à la découverte des Strade Bianche avec le grimpeur, qui a participé à la classique italienne pour la première fois de sa vie.
Romain Combaud n’avait pas les bonnes jambes sur les Strade Bianche 2021. Revanche en 2022 ? (Crédit : Sirotti)

Les Strade, la course la plus dure pour Combaud

J’ai lâché les copains à 60 kilomètres de l’arrivée, c’est à ce moment-là qu’il n’y a plus trop d’équipiers, que les leaders prennent le relais. Ça dynamite dans tous les sens. Romain m’a dit à l’arrivée qu’il lui avait manqué 100m pour être dans le premier groupe. Le vélo ça se joue à des petits détails. De mon côté, j’ai retrouvé un petit groupe, on a tout donné pendant 20 bornes pour revenir mais personne ne se relève sur ces courses-là donc c’est impossible. Le but c’était de finir pour honorer la course, et travailler pour la suite.

Romain Combaud a adoré participer aux Strade Bianche cette année (Crédit : Sirotti)


C’est la course d’un jour la plus dure à laquelle j’ai participé dans ma carrière. Plus dure encore que Paris-Roubaix. Mais j’ai envie de la refaire, et d’être présent parce que c’est une course qui me convient. J’aime ce style de course : les chemins, les routes, c’est tout le temps vallonné. C’est pour ça que j’étais déçu de ma performance le soir, parce que je sais que je peux mieux faire. Tout le monde parle des Strade comme du 6ème Monument et c’est vraiment ça. Une course de grande ampleur avec une grosse organisation. Et quand on voit tous les champions présents, c’est le signe d’une grande course. Cette course m’a vraiment plu ! J’espère y participer encore.

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