Mon Peloton

Le média cyclisme qui te fait changer de braquet

Le bilan complet des Flandriennes

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc… Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de deux mois.

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc... Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de 2 mois.
Kasper Asgreen a profité de cette période des Classiques pour s’affirmer comme l’un des meilleurs coureurs du monde. (Crédit : Sirotti)



Le Flahute : Kasper Asgreen

Impossible de ne pas citer Kasper Asgreen. Evidemment, sa victoire au Tour des Flandres plaide en sa faveur. Mais ce succès vient surtout couronner une fraîcheur incroyable sur la fin d’une période pourtant éprouvante. Et puis, ses deux victoires sont magnifiques, tant par leur poids que par leur scénario. Commençons bien sûr par le Ronde où, non content d’être le rival de Van der Poel (le seul capable de le suivre), il a fait craquer le Néerlandais dans le sprint final. Personne ne pensait ça possible, sauf lui. Quelques jour avant, sur le GP E3, il avait réalisé un numéro dingue en solo pour l’emporter en solitaire à Harelbeke, 30 secondes devant un groupe de costauds : Sénéchal, Van der Poel, Naesen, Stybar et van Avermaet. Rien que ça ! Bref, Kasper Asgreen est le nouvel homme fort des Flandriennes.

L’équipe : Alpecin-Fenix


On vous voit venir les fans de la Deceuninck-Quick Step ! Certes, le Wolfpack a remporté 4 des 6 Flandriennes World Tour, mais il a également connu des trous d’air et des désillusions énormes ! L’équipe de cette campagne flandrienne, c’est l’Alpecin-Fenix. Le bilan est solide : 3 victoires pour Tim Merlier (Samyn, GP Monseré et Bredene), 1 pour Jasper Philipsen. Cette dernière est particulièrement marquante et elle démontre à quel point Alpecin-Fenix a fait déjouer la Deceuninck-Quick Step. Alors que Sam Bennett ET Mark Cavendish étaient emmenés par Michael Morkov, Dries de Bondt a déboulé pour ramener ses coéquipiers, et permettre à Philipsen de surprendre les deux DQT, qui accompagnent le Belge sur la boîte du GP de l’Escaut. Bref, Alpecin-Fenix est forte. Et Mathieu Van der Poel n’a même pas gagné une semi-classique cette année !

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc... Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de 2 mois.
Tim Merlier a littéralement volé sur les semi-classiques belges. Trois victoires pour le sprinteur d’Alpecin-Fenix (Crédit : Sirotti)

La course : Gand – Wevelgem

Le Tour des Flandres est à part, il n’est en rien comparable aux autres Flandriennes. Du début à la fin, le Ronde a été une formidable bataille entre les meilleurs coureurs, et le spectacle était au rendez-vous. Sur les courses plus “normales”, on vote Gand – Wevelgem 2021 ! Des bordures au bout d’une cinquantaine de kilomètres, une course-poursuite de près de 200 bornes derrière une trentaine de coureurs, des piégés qui tentent de rentrer seuls (coucou Anthony Turgis) et une sélection qui s’opère par l’arrière. Sur les 250 kilomètres de l’épreuve, tout le monde est allé au bout de lui-même, à commencer par Sam Bennett. Et puis que dire du travail de Nathan van Hooydonck pour offrir la victoire à son coéquipier Wout van Aert. Vraiment, on a pris du plaisir sur ce Gand-Wevelgem !


La déception : Julian Alaphilippe

Certes ce n’est pas son terrain de prédilection, et ses adversaires, qu’ils se nomment Mathieu Van der Poel, Wout van Aert ou encore Kasper Asgreen sont redoutables. Mais le champion du monde n’a jamais semblé en mesure de jouer la gagne sur les courses pavées auxquelles il a pris part, comme nous l’évoquions dans notre dernier podcast. Très souvent, Julian Alaphilippe s’est montré offensif, mais c’est (aussi) parce qu’il n’avait pas les jambes pour tenir tête aux autres favoris. Il s’est en revanche mué en parfait coéquipier, notamment sur le Omloop pour Ballerini. Le Français a semblé à court aussi à cause d’un programme très chargé. On espère qu’il aura récupéré sur les Ardennaises.

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc... Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de 2 mois.
Rendez-vous sur les Ardennaises pour Julian Alaphilippe (Crédit : Sirotti)

Le Français : Anthony Turgis

Un chiffre résume la campagne des Flandriennes du coureur Total-Direct Energie : 15 ! C’est sa plus mauvaise place sur une course pavée en 2021. La première, le Omloop Het Nieuwsblad, où il finit dans le même temps que le vainqueur, Davide Ballerini. 2ème de Kuurne-Bruxelles-Kuurne, seulement devancé par Mads Pedersen, le Francilien a ensuite poursuivi sur sa lancée en enchaînant les tops 10 sur Gand-Wevelgem (9ème), A Travers la Flandre et le Tour des Flandres (8ème à chaque fois). C’est d’ailleurs sur le Ronde qu’il a fait la meilleure impression. Capable de sortir du groupe de poursuivants pour revenir sur l’échappée composée de Van der Poel, van Aert, Alaphilippe ou encore Asgreen, Turgis a prouvé qu’il était l’un des meilleurs flahutes du peloton. Ne manque qu’une victoire d’envergure… Mais elle viendra !

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc... Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de 2 mois.
Anthony Turgis avait des jambes sur les Flandriennes 2021. En 2022, on attend une victoire (Crédit : Sirotti)

La décla : “Alaphilippe est venu me voir pour me dire qu’il ne valait pas un centime” Mathieu Van der Poel

Rare aveu de “faiblesse” de la part d’un champion du monde. C’est pourtant ce qu’a dit Julian Alaphilippe à Mathieu Van der Poel lors d’A Travers la Flandre. Le Néerlandais, pas au mieux non plus ce jour-là, y est aussi allé de sa réaction à l’arrivée : “J’étais naze”. Au moins, ça a le mérite d’être clair.

Covid oblige, la saison des Classiques pavées s’est achevée hier avec la victoire de Jasper Philipsen sur le GP de l’Escaut. Rendez-vous (normalement) en octobre pour Paris-Roubaix donc... Mais en attendant, retour sur cette saison des courses pavées et flandriennes, qui nous auront tenues en haleine durant près de 2 mois.
Jolie brochette sur les Flandriennes (Crédit : Sirotti)

Le tweet : FFLose

On ne va pas revenir sur l’histoire, mais le tweet parle de lui-même…


Le chiffre :

8

Cela fait désormais 8 ans que la France n’a pas triomphé sur l’une des Classiques pavées du niveau World Tour. La dernière fois ? C’était sur les Trois jours de La Panne, qui était encore une course par étapes. Sylvain Chavanel avait signé un doublé en 2012 et 2013. Depuis, certes les Hugo Hofstetter et Florian Sénéchal ont gagné sur le GP Samyn, mais sur les plus grandes courses, la France doit se contenter de quelques podiums.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *