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Le Giro 2021 en chiffres

Fini le printemps des classiques, le vélo est enfin de retour en haute montagne. Samedi 8 mai 2021 débute enfin le Tour d’Italie, le premier des trois Grands Tours. Avant de passer 21 journées sur les routes italiennes, il est temps de réviser les chiffres clés de ce Giro 2021.

Les chiffres du Giro
Vincenzo Nibali et Michele Scarponi, les deux derniers vainqueurs italiens en date du Giro. (Sirotti)

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Comme le nombre de Français parvenus à monter sur le podium de la course depuis 1989, soit depuis la dernière victoire tricolore signée Laurent Fignon. Depuis la fin des années 1980 et l’époque Hinault-Fignon, le cyclisme français a peiné à trouver un nouveau souffle. Et le Giro n’a pas échappé à cela. Seuls Charly Mottet, deuxième en 1990 ; et John Gadret, troisième en 2011, ont réussi à se glisser sur le podium de la course. Les Français ont aussi obtenu quelques belles places d’honneur sur la période avec Laurent Jalabert (4e en 1999), Pierre Rolland (4e en 2014) ou Thibaut Pinot (4e en 2017).

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Comme le nombre de coureurs présents sur la startlist ayant déjà gagné un Grand Tour. Le premier n’est autre que le dossard numéro 1 : Egan Bernal. Vainqueur du Tour de France 2019, le jeune Colombien se présente sur ce Giro avec l’espoir de confirmer toutes les qualités qu’il avait pu mettre en avant sur cette édition de la Grande Boucle. Le deuxième est le local Vincenzo Nibali. D’abord vainqueur de la Vuelta 2010, puis deux fois du Giro (en 2013 et 2016) et enfin du Tour de France 2014, le Requin de Messine est le sixième coureur à avoir remporté tous les Grands Tours. Blessé à la main depuis un petit mois, Nibali aura tout de même à cœur de briller sur ses terres. Enfin, le troisième coureur est Simon Yates, lauréat de la Vuelta 2018. Impressionnant sur le Tour des Alpes, le Britannique arrive avec une étiquette de favori sur ce Giro. Il espère inscrire son nom au palmarès de la course italienne.


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Comme le record du nombre de victoires. Ils sont 3 grands coureurs à avoir réalisé l’exploit. Le premier d’entre eux est Alfredo Binda, véritable machine à gagner de l’entre-deux-guerres. Entre 1925 et 1929, l’Italien remporte 4 éditions puis en ajoute une dernière en 1933. « El Jocondo » a par la suite été le directeur sportif de Fausto Coppi, le deuxième recordman du nombre de victoires. Au lendemain de la guerre, l’Italien est un des coureurs les plus populaires de la petite reine, notamment grâce à la rivalité qui l’oppose à son compatriote Ginno Bartali. Coppi sera lauréat du Giro sur les éditions 1940, 1947, 1949, 1952 et 1953. Viendra ensuite l’hégémonie Merckx. Considéré comme le plus grand cycliste de l’histoire, le Belge va briller en Italie. Le « Cannibale » s’impose sur les éditions 1968, 1970, 1972, 1973 et 1974.

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Comme le nombre de victoires finales des coureurs italiens sur leur tour national. Et la domination est quasi totale. Pour donner un ordre d’idée, le deuxième pays comptant le plus de victoires est la Belgique avec…. 7 succès, acquis dans les années 70. Un premier coup d’arrêt pour les Transalpins. Depuis 2010, avec un Giro qui s’internationalise, seuls Ivan Basso (2010) et Vincenzo Nibali (2013 et 2016) se sont imposés à domicile. Le regretté Michele Scarponi inscrira aussi son nom au palmarès de l’épreuve, en remportant l’édition 2011 sur tapis vert, suite au déclassement d’Alberto Contador.

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Comme l’âge du maillot rose ! Alors que le maillot jaune fête ses 102 ans, son petit frère né en 1931, le maillot rose, entame sa neuvième décennie. Il doit sa couleur au quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport, dont la spécificité n’est autre que sa fameuse couleur rose. Le premier coureur à avoir revêtu la tunique rose est l’Italien Learco Guerra, vainqueur des deux premières étapes du Giro 1931.

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Comme le nombre de mètres de dénivelé positif sur la 16ème étape. Impressionnant sur le papier, encore plus sur la route. Avec pas moins de 4 ascensions répertoriées au classement de la montagne, les coureurs auront du travail pour rejoindre Cortina d’Ampezzo. La course débutera avec la montée de la Crosetta, au bout de 26 kilomètres. Puis, le peloton fera la passe de trois, au-delà des 2000 mètres d’altitude bien entendu ! L’enchaînement Passo Fedaia – Passo Fordoi – Passo Glau sera très certainement un haut lieu de la bagarre pour les favoris. Rendez-vous le lundi 24 mai pour assister à cette « montée » vers les enfers.

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