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Milan – San Remo : Les cinq meilleures chances françaises

Sur le premier Monument de la saison, les coureurs français auront une vraie carte à jouer pour la gagne. Alors qui peut devenir le 15e vainqueur français de Milan – San Remo ? Éléments de réponse dans notre Top 5 des Tricolores à suivre.

Un nouveau duel entre Alaphilippe et Van Aert sur Milan – San Remo ? (Photo : Sirotti)

Julian Alaphilippe

En haut de notre affiche sur les chances françaises à Milan – San Remo, impossible de ne pas mettre Julian Alaphilippe. Tout simplement parce que le Champion du Monde fera partie des trois principaux favoris de cette Classicissima, avec Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix) et Wout Van Aert (Team Jumbo-Visma), ses deux meilleurs ennemis du moment. Même s’il a déjà fait deuxième des Strade Bianche derrière le Néerlandais avant de remporter sa première victoire de la saison sur une étape de Tirreno-Adriatico la semaine passée, Alaphilippe entrera vraiment dans le vif de sa saison samedi.

Pour débuter un long bloc de Classiques, où il visera notamment le Tour des Flandres (le 4 avril) et Liège-Bastogne-Liège (le 25 avril), le leader de la Deceuninck-Quick Step voudra taper dans le mille d’entrée. D’autant plus sur l’une de ses courses fétiches, où il a terminé trois fois sur le podium en quatre ans, avec sa victoire en 2019, sa deuxième place derrière Van Aert en 2020, et son troisième rang en 2017. Sur la Via Roma, par-delà le Poggio, où son attaque tranchante sera cotée à 1,05, Alaphilippe n’espérera qu’une seule chose : accrocher un premier Monument avec le maillot arc-en-ciel sur le dos.

Arnaud Demare vainqueur de Milan – San Remo 2016 (Photo : Sirotti)

Arnaud Démare

En 2016, Arnaud Démare avait été le premier Français à remporter Milan – San Remo depuis plus de vingt ans. Le sprinteur de la FDJ avait clairement marqué les esprits en dépoussiérant Laurent Jalabert (1995) des tablettes. Cette saison, sur sa Classique, celle où il est le deuxième coureur (derrière Alaphilippe) le plus régulier sur les podiums des cinq dernières éditions avec Kwiatkowski (2), le Champion de France rêve de débloquer son compteur.

En manque de confiance, avec une deuxième place sur le premier sprint de Paris-Nice comme meilleur résultat en 2021, le leader de la Groupama – FDJ espère retrouver son fluide dès cette semaine pour son retour en Italie, cinq mois après son magnifique Giro (4 victoires, plus le maillot cyclamen). Reste à savoir si avec sa forme actuelle, il arrivera à prendre la roue des meilleurs puncheurs du monde sur le Poggio, dans un final de moins en moins destiné aux sprinteurs de sa trempe. Mais vu que Démare est bien plus qu’un sprinteur à 100 % de ses capacités, il figure logiquement à la deuxième place de nos paris français.

Christophe Laporte victorieux sur l’Etoile De Besseges (Photo : Sirotti)

Christophe Laporte

Certes, il a levé les bras sur l’Etoile de Bessèges en début de saison. Mais le leader de la Cofidis commence à s’impatienter. Tout proche d’un succès d’étape sur Paris-Nice, avec des deuxièmes places à Biot et à Levens, Christophe attend sagement que Laporte des grandes courses s’ouvre à lui. En pleine forme, mais en manque de réussite, le coureur de 28 ans sera l’un des hommes à suivre samedi.

Déjà parce qu’il est taillé pour briller sur Milan – San Remo, lui qui fait partie des meilleurs sprinteurs/puncheurs du monde. Mais aussi parce qu’à un moment donné, la chance va tourner en sa faveur, et il va finir par en claquer une belle. Même s’il n’a jamais fait mieux qu’une 13e place sur ce premier Monument, en 2018, Laporte sera le principal leader chez Cofidis. Un statut qu’il devra quand même partager avec un Guillaume Martin très enthousiaste à l’idée de courir Milan – San Remo.

Nacer Bouhanni sur l’Etoile De Besseges (Photo : Sirotti)

Nacer Bouhanni

Nacer Bouhanni a un palmarès long comme le bras. Giro, Vuelta, Dauphiné… Le sprinteur a gagné sur presque toutes les plus grandes courses au monde. Mais à 30 ans, le Français court désormais après les deux derniers grands objectifs de sa carrière, à savoir une victoire d’étape sur le Tour de France… et Milan – San Remo. MSR, c’est la course de ses rêves, celle pour laquelle il se prépare comme un fou chaque hiver. Mais pour l’instant, la Primavera ne lui a jamais rendu la pareille.

Quatrième de Milan – San Remo en 2016, Bouhanni a toujours été malchanceux avec cette course, où il a notamment déraillé avant de lancer son sprint cette même année où son grand rival Démare lève les bras. 2021 sera peut-être la bonne pour celui qui n’a pas encore gagné cette saison (une deuxième place à Bollène sur Paris-Nice). Réponse samedi à San Remo, où il devra partager le leadership avec Warren Barguil, en forme après un bon Paris-Nice et motivé à l’idée de briller sur les classiques.

Romain Bardet sur les Strade Bianche 2021 (Photo : Sirotti)

Romain Bardet

Romain Bardet n’est pas un habitué de Milan – San Remo. Depuis le début de sa carrière, il n’a disputé que deux fois la première grande classique de l’année : en 2013 (17e) et en 2019 (50e). Mais cette saison est celle du changement pour le Français. Passé d’AG2R La Mondiale au Team DSM à l’intersaison, Bardet a un programme très italien jusqu’au Giro (?). Logique donc de le retrouver sur la startlist de ce 112e MSR.

Après une bonne semaine sur Tirreno-Adriatico, bouclé par une 8e place finale, l’Auvergnat aura sûrement son mot à dire dans les capis. Car il ne faut pas l’oublier, en plus d’être un coureur de Grand Tour, Bardet est aussi un adepte des courses d’un jour (2e du Mondial à Innsbruck en 2018, 3e de Liège – Bastogne – Liège 2018, 4e du Il Lombardia 2016). S’il en a les capacités, il passera sûrement à l’offensive pour se donner une chance face aux puncheurs/sprinteurs du peloton.

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