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Paret-Peintre dans la cour des grands

Si tous les yeux français sont rivés sur le duo Gaudu – Martin sur ce Critérium du Dauphiné, pour l’instant, c’est Aurélien Paret-Peintre le premier Tricolore au général avant la montagne. Onzième à 50 secondes du leader Lutsenko, le coureur d’AG2R Citroën continue son apprentissage.

Paret-Peintre a dû lâcher quelques secondes lors de la 6ème étape. (Sirotti)

Il ne lui a pas manqué grand-chose à Sappey-en-Chartreuse pour terminer dans le temps des leaders. Sur la ligne, Aurélien Paret-Peintre concède 13 secondes sur la tête dans une difficile 6ème étape. Mais encore une fois, il est tout près des meilleurs : « J’étais bien placé mais dans les 5 derniers kilomètres j’étais un peu limite. Je me suis accroché et du coup j’étais au fond du groupe. C’est dommage parce que je ne pouvais plus me replacer et à 500 mètres quand ça lance, j’ai pris le petit à-coup. Si je suis un peu mieux placé je peux faire une meilleure place. Pas de regret mais du coup je prends la petite cassure, mais ça se joue à rien », regrette le coureur de 25 ans.

Sa petite perte de temps ne l’empêche pas d’être, avant les étapes en haute montagne, le premier Grançais au général sur ce Critérium du Dauphiné. Le 9ème du dernier Paris-Nice joue depuis le début de la saison dans la cour des grands. « C’est encore un jeune qui progresse et monte dans la hiérarchie. Il ne fait pas encore partie du gotha mondial mais ça ne saurait tarder. C’est un garçon qui a des qualités et dont on peut espérer le meilleur d’ici à quelques mois. Mais on ne va pas mettre trop de charges sur ses épaules », explique Vincent Lavenu, manager d’AG2R Citroën.

Paret-Peintre a réalisé un excellent chrono. (Sirotti)


« Une capacité à endurer le mal »

Depuis son arrivée au sein de la formation savoyarde, le Tricolore ne cesse de grimper les échelons. Dès sa première participation à un Grand Tour, le natif d’Annemasse impressionne. Une 16ème place sur le Giro 2020 pleine de maturité. « C’est un garçon très appliqué, sympa, très apte à recevoir les consignes et les debriefs. C’est encourageant parce qu’il a la capacité à comprendre les sources de progrès », constate Vincent Lavenu, « Il a atteint un gros niveau, c’est agréable. Il peut surprendre agréablement, comme prendre un petit coup, mais il ne baisse pas les bras comme ça. Il a une capacité à endurer le mal et à tenir le choc ».

Un coureur qui aime apprendre, se faire mal, et qui doit maintenant faire ses preuves dans un secteur où il manque encore de repères, la haute montagne : « Je suis toujours un peu à ma place. Au Dauphiné, il y a un peu plus de grimpeurs qu’à Paris-Nice. Mais pour l’instant, je me situe bien. C’était ma course de reprise, on va voir si je progresse. Mais c’est vrai que c’est encourageant ».

Paret-Peintre au milieu du peloton. (ASO)


Le remplaçant de Bardet ?

11ème du général à 50 secondes d’Alexey Lutsenko, Aurélien Paret-Peintre est toujours dans le coup pour un Top 10, et pourquoi pas mieux ? « Je pense qu’il fera une belle fin de Dauphiné. Il progresse, il a la puissance, la technique, le placement, et l’approche mentale pour jouer avec les meilleurs. Ça se joue à pas grand-chose, mais c’est tout un apprentissage. À mon avis, il a une marge de progression importante », conclut Lavenu.

Jusqu’à devenir le leader pour le général sur le prochain Tour de France ? Orphelin de Romain Bardet, AG2R Citroën lui cherche depuis un successeur et l’aurait peut-être trouvé, en la personne d’Aurélien Paret-Peintre.

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