Mon Peloton

Le média cyclisme qui te fait changer de braquet

Roue Tourangelle 2021 : les réactions

La Roue Tourangelle a donc accouché d’un 19e vainqueur différent en autant d’éditions, avec Arnaud Démare, dimanche. Le champion de France a devancé Nacer Bouhanni et Marc Sarreau au sprint, à Tours. Toutes les réactions d’après-course, recueillies par Mon Peloton.

Arnaud Démare a enfin débloqué son compteur cette saison sur la Roue Tourangelle, après plusieurs places d’honneur. (Mon Peloton)

Marc Sarreau, 3e

“Pas de regret”

Je suis content, c’est mon premier podium de la saison. Nous n’avons pas de regret à avoir aujourd’hui (dimanche). Nous avons tout mis en œuvre pour mettre à mal la Groupama-FDJ et Arnaud (Démare). On a joué tous nos atouts, avec Alexis (Gougeard) et Clément (Venturini), partis dans le final. Et ça se termine quand même par un sprint massif.

Le plan c’était d’être offensif, de ne pas attendre seulement le sprint, car on a des mecs qui marchent bien. Et ensuite seulement de jouer ma carte si ça arrivait au sprint. Cette tactique a payé, mais on est tombé sur un os. (Dans le sprint) J’étais dans sa roue quand il a démarré, mais Arnaud (Démare) était le plus fort. On a fait une belle course. On se satisfait de ce résultat“.



Nacer Bouhanni, 2e

“Une deuxième place, ça vaut quoi ?”

Les sensations n’étaient pas très bonnes aujourd’hui, mais j’ai été bien lancé par Bram (Welten). On a repris Thomas (Boudat) qui était dans l’échappée dans le dernier tour. Il a tiré un bout droit au kilomètre. Ils ont fait du bon boulot pour me lancer.

Je ne savais pas encore, il y a deux jours, si j’allais venir sur cette course. Ça reste un résultat correct, mais il n’y a qu’un vainqueur. Une deuxième place, ça vaut quoi ? Premier, c’est la place la plus importante… J’aurais aimé gagner. Arnaud (Démare) était plus fort aujourd’hui (dimanche), bravo à lui. Maintenant, je vais faire le Grand Prix de l’Escaut, mercredi, puis couper“.



Arnaud Démare, 1er

“On nous a fait la peau”

C’est la première fois de la saison que j’ai l’occasion de faire un si beau sprint. Jusqu’ici, à chaque fois, il y avait quelque chose qui n’allait pas : j’étais lancé trop tôt et on me doublait, que ce soit sur Paris-Nice et le Tour de la Provence ; Et il y a d’autres fois où je n’ai pas pu sprinter. Parce qu’il y avait une chute, ou parce que je ne m’étais pas trouvé avec mes coéquipiers.

Je m’attendais à une course difficile, ce fut le cas. On a assumé le poids de la course toute la journée, on a beaucoup travaillé. Et dans le final, on s’est fait attaquer. Je ne pensais pas que je me retrouverais seul si loin de la course. J’ai été contraint de m’employer, de bouger dans les côtes pour revenir sur l’échappée. C’était chaud, franchement, à un moment. En haut de la côte de l’Épan, je me fais contrer et je vois que personne ne veut rouler avec moi. Heureusement, B&B s’est mise à rouler.

Dans le final, Arkéa-Samsic a fini le travail pour revenir sur les derniers fuyards. Vu qu’ils étaient en surnombre, je me suis calé dans la roue de Nacer (Bouhanni) pour lancer mon sprint. J’étais en deuxième position à 300 mètres de la ligne, il m’en restait sous la pédale. Et c’était nickel. Je me savais très attendu ici, je savais que je n’avais pas le droit à l’erreur. On va peut-être dire que ça manquait d’adversité mais, aujourd’hui, c’était vraiment une course difficile. On nous a fait la peau.

Je découvrais la Roue Tourangelle. Et, franchement, ce parcours a du potentiel pour devenir plus grand. Avec ces enchaînements de monts, elle a tout pour devenir une petite classique. J’aimais beaucoup le Paris-Tours d’avant et, là, on reprend le même final sur les 15 derniers kilomètres. Ça fait une petite nostalgie”.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *