Mon Peloton

Le média cyclisme qui te fait changer de braquet

Tirreno VS Paris-Nice : d’où sortent les vainqueurs de Milan-San Remo ?

Milan-San Remo, premier monument de la saison, arrive à la fin de l’hiver. Les coureurs qui souhaitent s’imposer ont intérêt à bien se préparer. Les vainqueurs s’alignent donc juste avant sur Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico. Mais d’où sortent les vainqueurs de Milan-San Remo ? On fait le compte sur la dernière décennie.

C’était Tirreno ou Paris-Nice pour Alaphilippe en 2019 ? (SIrotti)

2010 – Oscar Freire : TIRRENO 1/0 Paris-Nice

Pour la 101ème édition de la Primavera, c’est l’Espagnol Oscar Freire qui s’impose. Il s’agit de sa troisième victoire sur l’épreuve, après 2004 et 2007. En guise de préparation, Freire était aligné, avec la Rabobank, sur Tirreno-Adriatico. Mais le triple champion du monde se montre fantomatique. Aucune victoire d’étape, aucun top 10. Pourtant, cela ne l’a pas empêché de lever les bras quelques jours plus tard sur le Lungomare Italo Calvino.

Oscar Freire célébrant sa victoire sur Milan-San Remo 2010. (Sirotti)


2011 – Matthew Goss : Tirreno 1/1 PARIS-NICE

En remportant Milan-San Remo, l’Australien Matthew Goss devient le « Monsieur Première fois ». En effet, en 2011, c’est la première fois qu’un non-européen gagne l’épreuve. Mais c’est aussi la première fois, au XXIème siècle, qu’un coureur gagne la course en ayant participé à Paris-Nice en amont. L’Australien s’était notamment mis en avant en gagnant la troisième étape de la Course au Soleil.

Matthew Goss, lors de sa victoire sur la troisième étape de Paris-Nice 2011, à Nuits Saint Georges. (Sirotti)


2012 – Simon Gerrans : Tirreno 1/2 PARIS-NICE

Décidément, on n’arrête plus les Australiens en ce début de décennie ! Avant de lever les bras en Italie, Gerrans était aligné sur Paris-Nice. Assez à l’aise sur les routes françaises, son fait d’arme principal reste sa deuxième place au lac de Vassivières. Ce jour-là, il perd au sprint contre Alejandro Valverde. Mais il apprendra de son erreur, et viendra régler Cancellara à la pédale quelques jours plus tard, ce qui lui permettra de gagner son premier Monument.

Simon Gerrans devançant Fabian Cancellara sur Milan-San Remo 2012. (Sirotti)


2013 – Gerald Ciolek : TIRRENO 2/2 Paris-Nice

Quelle surprise en ce 17 mars 2013 ! On attendait Sagan, Nibali, Cancellara ou encore Cavendish… Mais que nenni, le vainqueur de la 104ème édition de la Primavera n’est autre que l’Allemand Gerald Ciolek ! Mais sa victoire est-elle réellement anecdotique ? Pas vraiment. Membre de l’équipe MTN-Qhubeka, il est invité, avec ses coéquipiers, à venir disputer Tirreno-Adriatico quelques jours plus tôt. Et le sprinteur allemand montre de quoi il est capable. 3e de la deuxième étape, et 4e de la troisième étape. À chaque fois, il jette mieux la roue que de nombreux grands sprinteurs, comme Cavendish, Greipel, Farrar, Démare ou encore Hushovd.  

Cancellara et Ciolek dans la descente du Poggio lors de Milan-San Remo 2013. (Sirotti)


2014 – Alexander Kristoff : Tirreno 2/3 PARIS-NICE

En remportant Milan-San Remo, Kristoff devient le premier Norvégien à gagner un Monument. L’année 2014 est d’une réussite particulière pour Kristoff, qui va se dévoiler comme étant l’un des meilleurs sprinteurs au monde. Sa saison 2014 débute véritablement à Milan-San Remo. Avant, il participe à Paris-Nice, mais se montre très discret. Une petite 4e place, lors de la deuxième étape, est à signaler. 

Alexander Kristoff sur le podium de Milan-San Remo 2014. (Sirotti)


2015 – John Degenkolb : Tirreno 2/4 PARIS-NICE

À l’instar d’Alexander Kristoff, John Degenkolb se montre particulièrement discret avant Milan-San Remo. Et comme Kristoff, cette victoire va marquer le début d’une saison extraordinaire pour l’Allemand. Sur Paris-Nice, le coureur de Giant-Alpecin va cependant être un peu plus incisif. 6e du prologue, puis 3e de la deuxième étape. Pas de quoi s’extasier, mais l’Allemand montre qu’il est tout de même présent sur la course.

John Degenkolb célébrant son sacre, d’un poing rageur, sur Milan-San Remo 2015. (Sirotti)


2016 – Arnaud Démare : Tirreno 2/5 PARIS-NICE

Enfin un héritier à Laurent Jalabert ! 21 ans après, La Marseillaise retentit enfin sur la Via Roma. Cette victoire est la consécration d’un très bon début de saison pour Arnaud Démare. En effet, le Français s’est notamment illustré sur Paris-Nice. Vainqueur de la 2e étape, et places d’honneur sur les autres étapes jugées au sprint. Il abandonnera cependant lors de la 4e étape, suite à des problèmes musculaires. Mais cela ne l’empêchera pas de venir s’imposer sur la Primavera quelques jours plus tard.  

Dernier kilomètre de Milan-San Remo 2016 avec la victoire de Arnaud Démare. (Tuxboard)


2017 – Michał Kwiatkowski : TIRRENO 3/5 Paris-Nice

Quel final, quel sprint, quelle photo finish légendaire ! Sagan, Kwiatkowski, Alaphilippe : une édition de Milan-San Remo qui restera dans les annales. Le Polonais renoue avec son ancien amour : les classiques. Au service de ses majestés Froome et Thomas depuis qu’il a signé à la Sky, l’ex champion du monde a su saisir sa chance. Il s’est préparé sur Tirreno-Adriatico, en jouant une nouvelle fois le rôle d’équipier de luxe pour Thomas. Hormis une 6e place lors de la deuxième étape, il s’est cantonné à son rôle tout le reste de la course avant de briller à San Remo.

Jeté de vélo historique entre Peter Sagan, Michał Kwiatkowski et Julian Alaphilippe à l’arrivée de Milan-San Remo 2017. (Sirotti)


2018 – Vincenzo Nibali : TIRRENO 4/5 Paris-Nice

Il n’y croyait plus, et pourtant il l’a fait. Le 17 mars 2018, Vincenzo Nibali remporte la Primavera au nez et à la barbe des meilleurs sprinteurs. Attaque dans le Poggio, descente à bloc : recette simple et efficace ! Pourtant, le “requin de Messine” était très en retrait en ce début de saison. Sa participation à Tirreno-Adriatico en témoigne. Aucun top 10, et une anecdotique 11ème place au général pour l’Italien. Milan-San Remo marque donc véritablement son début de saison.

Attaque de Vincenzo Nibali dans le Poggio lors de Milan-San Remo 2018. (L’Équipe)


2019 – Julian Alaphilippe : TIRRENO 5/5 Paris-Nice

Cette fois-ci, c’est la bonne pour Loulou ! Après avoir terminé 3e de l’épreuve en 2017, le Français s’impose sur la Via Roma. Il coiffe des coureurs à grosses pointes de vitesse comme Naesen, Sagan, Valverde ou encore Trentin. Sur Tirreno, Alaphilippe marche sur l’eau. Particulièrement offensif, il s’était adjugé les 2eme et 6eme étapes de la Course aux deux mers.

Alaphilippe après sa victoire au sprint, devant Davide Cimolai, sur la 6eme étape de Tirreno-Adriatico 2019. (Sirotti)


2020 – Wout van Aert : aucun des deux

En 10 ans, Paris-Nice et Tirreno-Adriatico ont vu s’entrainer cinq futurs gagnants de Milan-San Remo chacun. L’édition 2020 aurait pu servir de juge de paix à cette comparaison, mais il n’en est rien. En effet, Wout Van Aert, nouveau prodige du cyclisme mondial, a gagné Milan-San Remo sans participer à Paris-Nice (Jumbo-Visma ne s’étant pas alignée au départ) ni même à Tirreno-Adriatico. Un véritable soliste.

Le champagne de la victoire pour Wout Van Aert après Milan-San Remo 2020. (Sirotti)


Score final : Tirreno 5/5 Paris-Nice

Sur cette décennie, l’égalité est parfaite. Cependant, elle ne reflète pas réellement l’historique des relations entre la classique et les deux courses par étapes. Avant Matthew Goss, aucun coureur participant à Paris-Nice n’avait réussi à s’imposer sur le Monument italien. 

Et pour cette édition 2021, d’où sortira le vainqueur de Milan-San Remo ?

2 thoughts on “Tirreno VS Paris-Nice : d’où sortent les vainqueurs de Milan-San Remo ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *