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Tour de France 2021 : Le baromètre des Français

Le Tour de France est terminé. L’occasion de faire un petit tour d’horizon des performances des Français sur ces trois semaines. Si ce n’est pas une édition qui restera dans les mémoires pour les Tricolores, il y a eu quelques bonnes surprises, et des moins bonnes aussi.

Certains Français ont brillé sur ce Tour. (Sirotti)

Franck Bonnamour (B&B Hôtels)

Monsieur échappée de ce Tour de France. Élu meilleur combatif de l’épreuve pour sa première participation, Franck Bonnamour a été LA révélation côté tricolore. Le baroudeur-grimpeur a tenté à 6 reprises sur cette Grande Boucle. Cinq fois, le groupe avec lui a été jusqu’au bout. S’il n’a jamais pu scorer, il sort de ce Tour avec de jolies places : 6ème au Creusot, 5ème à Tignes (dans la roue de Pogacar), 9ème à Andorre, 5ème Saint-Gaudens. À 26 ans, le Breton s’est enfin révélé. Avec les nombreux départs prévus chez B&B Hôtels, il pourrait avoir une place de choix l’an prochain.

Guillaume Martin (Cofidis)

Il était venu pour une victoire d’étape. Il s’est retrouvé à jouer le général, comme il sait si bien le faire. Guillaume Martin a réalisé son meilleur Tour de France an carrière avec une huitième place finale. Il a surtout été acteur dans différentes étapes : 8ème au Grand-Bornand, 4ème à Tignes. Il a ensuite un peu plus subi en montagne mais a su garder un assez bon matelas pour tenir son premier Top 10 sur le Tour. Il a peut-être puisé plus que prévu avant les Jeux Olympiques, son prochain objectif dans une semaine.

Julian Alaphilippe (Deuceninck-Quick Step)

Un départ en fanfare avec une victoire d’étape et le maillot jaune. Puis, panne de jambes. Le champion du Monde a beaucoup tenté pour aller chercher une deuxième victoire, mais rien n’y fait. Fatigué, comme il le répétait tout au long de l’épreuve, ce n’était pas la grande forme. Il va pouvoir ensuite couper, puisqu’il ne participe pas aux Jeux Olympiques, avant d’aborder la fin de la saison avec un peu plus de fraîcheur. Clasica San Sebastian, Mondial, Lombardie ? On ne sait pas encore de quoi l’avenir de Julian Alaphilippe sera fait.


Nacer Bouhanni (Arkéa-Samsic)

Il a touché du doigt son rêve : gagner une étape du Tour de France. Il a été l’un des seuls à chahuter Mark Cavendish. 3ème à Pontivy, 2ème à Fougères, 3ème à Chateauroux et 4ème à Valence. On pouvait légitiment penser à la victoire chez Arkéa-Samsic. Mais Nacer Bouhanni a ensuite été diminué et n’a pu passer les Pyrénées. Mais c’est sans doute le meilleur Tour du sprinteur tricolore.


Aurélien-Paret Peintre (AG2R Citroën)

Pour sa première participation, Aurélien Paret-Peintre a réalisé une performance plus que correcte. Fort d’un Paris-Nice (9ème) et d’un Critérium du Dauphiné (13ème) réussis, le jeune coureur d’AG2R Citroën est resté dans ses gammes. Une 15ème place au général final et une 4ème place au classement des meilleurs jeunes. Troisième français de l’exercice, il a aussi aidé son coéquipier O’Connor à obtenir une belle 4ème place au général. L’apprentissage a bien été effectué.

😐



David Gaudu (Groupama-FDJ)

Il y avait beaucoup d’espoirs en David Gaudu au départ de Brest. Le Français visait une belle place au général et une victoire d’étape. Comme il le dit si bien, il n’a eu « ni l’un ni l’autre ». En course pour le podium après les Alpes, il a ensuite totalement explosé sur les pentes du Mont-Ventoux, malade. Il a ensuite fallu se remobiliser. Chose faîte dans les Pyrénées. Mais à Andorre (7ème), Saint-Gaudens (9ème) ou encore au col du Portet (4ème), il lui a manqué un petit quelque chose pour aller chercher mieux. Il a récidivé dans la dernière journée de montagne avec une attaque dans le Tourmalet, mais a dû s’incliner face aux favoris. Finalement 11ème du général, pour son premier Tour en tant que leader, le grimpeur tricolore a déçu mais limité la casse.

Pierre Latour (Total Energie)

Dès Landerneau, Pierre Latour s’est montré à l’avant. Il a tenté de suivre, en vain, l’attaque de Julian Alaphilippe. Après le contre-le-montre à Laval, le coureur de Total Energies est dans le Top 10. Oui mais voilà, le problème c’est que sur le Tour, il y a aussi des descentes. Et c’est bien le gros point faible du Tricolore. Il a totalement disparu dans les Alpes, puis a été discret dans les Pyrénées avant de ressortir du bois dans le Tourmalet. C’est lui qui passe en tête de ce col mythique, devant David Gaudu. Mais une descente plus tard, Latour est rentré dans le rang. Si « la forme est de retour », il y aura finalement des regrets au moment de faire le bilan.

Christophe Laporte (Cofidis)

Christophe Laporte n’a pu prendre part qu’à deux sprints sur ce Tour de France. Deux fois 7ème à Fougères et Carcassonne, le sprinteur de la Cofidis « sauve » son Tour grâce à sa deuxième place à Libourne. Même s’il semblait en capacité de gagner, le coureur de 28 ans n’a pas pu être vraiment acteur de cette Grande Boucle. Peut être son dernier Tour sous les couleurs de la formation nordiste…


☹️

Warren Barguil (Arkéa-Samsic)

Malade sur le Critérium du Dauphiné, le Français voulait se reprendre sur le Tour de France. Mais il a fait partie des malchanceux d’Arkéa-Samsic (qui termine avec 3 coureurs). Il n’a jamais pu se rétablir et a bâché avant la deuxième journée de repos. Une épreuve à oublier pour le Breton.

Benoit Cosnefroy (AG2R Citroën)

Victime d’une chute en début de parcours, Benoit Cosnefroy a manqué son rendez-vous en Bretagne. Il n’a jamais semblé retrouver la forme, en témoigne l’étape de Saint-Gaudens, lorsqu’il lâche de l’échappée très tôt. Après son bel exercice en 2020, avec le port du maillot à pois pendant une dizaine de jours, le coureur d’AG2R Citroën n’a pas confirmé. La saison 2021 est difficile pour le Français. Mais il reste encore quelques échéances pour se rattraper.


Bryan Coquard (B&B Hôtels)

Un Tour de France à oublier pour Bryan Coquard. Pourtant toujours placé dans les sprints depuis le début de la saison, le scénario de l’édition 2021 a été catastrophique. Une chute, une méforme et une fin dans les Alpes après avoir terminé hors délai dans l’étape dantesque de Tignes. Pas un Top 10 pour le Français qui va ensuite quitter B&B Hôtels pour Cofidis. Le départ n’est pas en fanfare.


Pierre Rolland (B&B Hôtels)

Victime de maux d’estomac, le Tour de France de Pierre Rolland a été un calvaire. Alors que l’an dernier, il avait été l’un des principaux animateurs, il a laissé ce rôle à son coéquipier Franck Bonnamour. Le grimpeur n’a même pas pu s’exprimer en montagne. Une 50ème place au final au général pour son 12ème Tour, sans doute le pire.

Arnaud Démare (Groupama-FDJ)

Après un magnifique Giro l’an passé (4 victoires), il arrivait sur ce Tour de France avec le rôle de leader, et un train à son service. Mais patatras, il tombe avant le sprint à Pontivy, et retournera dans la bagarre qu’à Châteauroux (4ème). Diminué, il doit, comme Coquard, dire au revoir au Tour à Tignes, en terminant hors-délai. Pour son retour sur la Grande Boucle trois ans après, il repart bredouille.

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