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Tour de France – Étape 2 : Les tops et les flops

Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix), auteur d’un feu d’artifice sur les pentes du Mûr de Bretagne, des favoris déjà au rendez-vous, une Deceuninck-Quick-Step en ordre dispersé… Voici les tops et les flops de cette deuxième étape du Tour de France 2021.

Mathieu Van der Poel endossant le maillot qui a toujours échappé à son grand-père, Raymond Poulidor. Tout un symbole. (ASO/Charly Lopez)


Les Tops :

top étape 2 Tour de Suisse

Mathieu van Der Poel

Voilà un exploit qui restera longtemps dans les mémoires. Mathieu van der Poel (Alpecin-Fenix), qui pointait à dix-huit secondes au général ce matin, a fait coup double : étape et maillot jaune. Pour cela, le Néerlandais a d’abord placé une première attaque lors de la première ascension du Mûr de Bretagne, empochant huit secondes de bonifications au passage. Et alors que l’on pouvait imaginer qu’il venait de griller une cartouche, van der Poel a éclaboussé le Tour de France de sa classe lors des deux derniers kilomètres. En prenant lui-même en chasse Nairo Quintana dans le Mûr de Bretagne, puis en plaçant une de ses fameuses accélérations… Il récupère ainsi ce maillot jaune qui s’est toujours dérobé à son grand père. Et ce, dès son premier Tour de France. Quelle plus belle histoire pouvait-on trouver pour débuter ce Tour de France ?

Le duo slovène Pogacar/Roglic

Les deux autres grands gagnants de l’étape sont les deux premiers du dernier Tour de France. Les deux Slovènes ont par deux fois passé la ligne d’arrivée en deuxième et troisième position, empochant ainsi de précieuses bonifications: 11 secondes pour Pogacar et 7 pour Roglic. Ils finissent même à 6 secondes du nouveau maillot jaune, seulement accompagnés de Kelderman. Une chose est sûre : les deux rivaux sont fins prêts et il faudra être très fort pour pouvoir rivaliser. Vers un remake du Tour 2020 ?

La course au maillot à pois

Même si ce soir c’est finalement Mathieu Van der Poel qui s’empare de la tunique à pois, on peut dire que cette anné,e le tracé des deux premières étapes nous a offert une magnifique course dans la course pour ce maillot distinctif. Aujourd’hui, on retrouve les deux mêmes acteurs qu’hier, Anthony Perez et Ide Schelling, auxquel s’est ajouté un trouble-fête, le vice-champion de Belgique Edward Theuns. Quel spectacle ! Une bataille de chiffonniers pour gratter un point ça et là, entre sprints et attaques surprises : ces morts de faim ont rendu l’étape captivante de bout en bout.

Les bonifications en haut du Mûr

Nous avons eu le droit à un beau final d’étape et les organisateurs n’y sont pas innocents. En effet, en plaçant des bonifications pour les coureurs passant en tête du premier passage à Mûr de Bretagne, la course n’en était que plus belle : une guerre de placement incessante dans les trente derniers kilomètres ; une fin d’étape rendue difficile ; une première ascension qui n’a pas été escamotée ; une bataille pour les bonifications et même un coureur qui s’empare du maillot jaune grâce à celles-ci, puisque Van der Poel devance désormais de huit secondes Alaphilippe au classement général.



La Deceuninck-Quick-Step

Certes aujourd’hui, le champion du Monde n’avait pas les mêmes jambes qu’hier à Landernau, sûrement éprouvé par son effort violent. Pour autant, la Deceuninck a montré ses limites dans sa capacité à épauler son leader. On a vu Tim Declercq à la barre toute la journée, puis Mark Cavendish prendre du vent. Mais une fois passée la côte du village de Mûr de Bretagne, le bloc-équipe a implosé et le maillot jaune a dû jouer des coudes pour se placer. Il est même très loin à l’amorce de la montée finale, puisqu’il ne l’aborde pas dans les vingt premières positions. Le contraste est saisissant avec la première étape, ou chaque étage de la fusée avait l’air si bien calibré. Carton jaune pour la formation belge.

Geraint Thomas

Visiblement, le Gallois n’avait pas les jambes aujourd’hui. Son équipe l’a parfaitement emmené au pied du Mûr, mais il n’a pas su conserver les roues des autres favoris et même de ses coéquipiers, Richie Porte et Richard Carapaz. Ses principaux rivaux finissent deuxième et troisième et lui concède plus de trente secondes sur la tête de course. Un avertissement, pour sûr, mais n’enterrons pas trop vite le vainqueur du Tour 2018. S’il ne marque pas de points ce soir dans la course au général, il reste néanmoins au contact: touché mais pas (encore?) coulé!

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