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Tour de France : Guillaume Martin n’a pas dit son dernier mot

Suite à un week-end mitigé, Guillaume Martin ne va rien se refuser dans la dernière ligne droite du Tour de France. Neuvième du classement général, le Français de la Cofidis espère encore remplir son objectif de base : remporter une victoire d’étape.

Guillaume Martin va tout donner en troisième semaine (Photo : Sirotti).

Revenu à la deuxième place du classement général samedi soir après sa belle échappée en direction de Quillan, Guillaume Martin a bien déchanté en Andorre le lendemain. En concédant près de quatre minutes au groupe maillot jaune, après avoir lâché dans la descente du Port d’Envalira sous la pression des INEOS, le grimpeur de 28 ans est retombé dans le bas-fond du Top 10. Pas vraiment une déception pour Martin, même si son manager Cédric Vasseur avait des rêves en jaune.

« Ce Tour est fou et j’espère qu’il va le rester »

« Je suis plutôt un animal à sang froid, donc je ne m’enflamme pas quand tout le monde s’enflamme autour de moi. Et je ne m’effondre pas non plus quand tout le monde est effondré. J’ai toujours été lucide, je n’ai jamais dit que j’allais gagner le Tour de France. Je suis neuvième au général, ce qui est ma place, mon niveau. On connaît tous Cédric Vasseur. C’est quelqu’un de passionné et qui s’enflamme assez vite. J’ai entendu ses déclarations, mais je peux vous dire que je n’ai pas du tout rêvé du maillot jaune. Je n’ai pas fait trop attention à des déclarations qui ont été faites sous le coup de l’émotion », lance en conférence de presse le leader de la Cofidis.

Martin veut finir ce Tour en beauté (Photo : Sirotti).

Désormais à son rang, Martin espère profiter de la folie de ce Tour 2021 pour repartir à l’avant : « Ce Tour est fou et j’espère qu’il va le rester. En tout cas, il y a encore un terrain pour partir à l’offensive. L’étape de mardi peut réussir à une échappée, mais le point commun aux trois étapes de montagne qui arrivent, c’est que ça part sur le plat, et avec un profil comme le mien, c’est un peu plus compliqué. Après, il y aura toujours des mouvements de course puisqu’on a vu que les INEOS Grenadiers n’avaient pas baissé les bras et qu’il essayeront certainement, à un moment donné, de rendre la course folle et de jouer le tout pour le tout ».

« S’il y a une nouvelle opportunité, j’essaierai de la saisir »

Avec quel objectif en tête : le Top 10 final ou la victoire d’étape ? Martin ne le sait pas lui-même. « Ça va être de plus en plus dur de remonter au classement et je n’oublie pas qu’il y a un chrono à la fin qui m’est aussi défavorable. Mais l’échappée de samedi, je ne l’avais pas anticipée. S’il y a une nouvelle opportunité, j’essaierai de la saisir », lâche le neuvième du général, qui pourra compter sur le soutien du public pour arracher le meilleur résultat possible d’ici aux Champs-Elysées.

Martin fait partie des chouchous du public français (Photo : Sirotti).

« Tout au long de ce Tour, j’ai senti qu’un engouement naissait autour de moi. Ça a été particulièrement marquant dimanche, où j’ai reçu beaucoup d’encouragements. Ça m’a vraiment fait plaisir. Après, je ne suis pas un coureur qui fait des coups. Je suis toujours présent, ma force est la régularité, mais ce n’est pas ce qui est le plus spectaculaire. C’est ça aussi qui fait qu’un Julian Alaphilippe est plus populaire que moi. Après, c’est très plaisant d’avoir des encouragements, mais ce n’est pas ça qui me fait faire du vélo », avoue Martin, qui pourrait rentrer un peu plus dans le coeur des Français lors des Jeux de Tokyo, la semaine après le Tour de France.

« Je trouve ça facile et pas respectueux pour le Tour »

Les JO, un vrai objectif pour Martin : « J’irai à Tokyo c’est sûr. Systématique après le Tour de France, j’ai de bonnes sensations la semaine suivante, je suis assez confiant. Sur les trois derniers jours de course ça sera plus calme et je pense que le Tour est le même pour tout le monde, tous participent à la même course ». En tout cas, pas question pour lui de finir le TDF en dilettante pour garder de la fraîcheur en vue du voyage au Japon. Un choix tout à son honneur, quand on voit que de nombreux coureurs ont quitté le Tour pour préparer les JO, et notamment Mathieu Van der Poel, non-partant dans les Alpes.

Martin portera fièrement les couleurs de la France aux JO (Photo : Sirotti).

« Moi, ce n’est pas mon état d’esprit et ma manière d’envisager la compétition. Tout le monde s’est enflammé avec Mathieu la première semaine. Mais avec du recul, c’est facile de tout donner, avant de partir après sept jours. L’engagement n’est pas le même si on arrête le parcours à une semaine ou à trois semaines. Il a bien fait le bordel sur la course et je trouve ça facile et pas respectueux pour le Tour », balance Martin, qui aura la chance de ne pas croiser Van der Poel aux JO, vu que le deuxième maillot jaune du Tour ne disputera que l’épreuve de VTT. Martin, lui, ambitionnera de faire un bon résultat sur la course en ligne, histoire de faire oublier les forfaits d’Alaphilippe ou de Bardet…

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