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Tour de France : La présentation de toutes les équipes

Le Grand départ du Tour de France, c’est aujourd’hui. Et avant le début de la première étape, Mon Peloton vous propose une présentation complète des formations de cette 108eme édition.



AG2R Citroën, la vie sans Romain Bardet

Pour la première fois depuis 2012, l’équipe AG2R Citroën prend le départ du Tour de France sans Romain Bardet dans son effectif. La formation de Vincent Lavenu n’a d’ailleurs pas de vue particulière sur le classement général, même si Ben O’Connor et Aurélien Paret-Peintre tenteront leur chance. Les Savoyards viseront surtout des bouquets avec leurs puncheurs et baroudeurs.

L’équipe AG2R Citroën en pleine préparation pour ce Tour de France (Crédit : AG2R)



Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Ben O’Connor

On aurait pu mettre Greg van Avermaet, de part son expérience et son statut au sein de l’équipe. Mais le Belge est avant tout un capitaine de route. Et puis si l’on se fie à la la lutte pour le général, spécialité des hommes de Vincent Lavenu, c’est Ben O’Connor qui mérite ce statut. L’Australien de 25 ans, arrivé cette saison, réalise une année 2021 de très bonne facture : 6ème du Tour de Romandie, 8ème du Dauphiné ou encore 5ème du Tour des Alpes-Maritimes et du Var. Solide grimpeur, il aura l’occasion de se tester sur le Tour, qu’il n’a jamais disputé.


L’objectif : victoires d’étapes

Ben O’Connor tentera, comme en Romandie et sur le Dauphiné, de suivre les meilleurs le plus longtemps possible, et un top 10 serait une très belle performance pour le grimpeur de 25 ans. Mais à côté de ça, Vincent Lavenu possède un effectif de coureurs assez talentueux pour claquer des étapes : Nans Peters et Greg van Avermaet, déjà victorieux sur la Grande Boucle en premier lieu. Et avec Benoît Cosnefroy ou encore Michael Schär, il pourrait y avoir des bouquets AG2R Citroën sur ce Tour de France.


Le coureur à suivre : Aurélien Paret-Peintre

Son nom n’a pas encore été cité et pour cause, on attendait le bon moment ! Le jeune grimpeur va disputer son premier Tour de France avec un statut d’homme libre. Aurélien Paret-Peintre devrait lui aussi tenter de suivre les meilleurs coureurs du monde. 16ème de son premier Grand Tour, le Giro 2020, il avait terminé devant Ben O’Connor. Les deux hommes essaieront de se suivre encore une fois, mais avec quelques places supplémentaires. Mais le Français aura certainement plus de latitude pour tenter sa chance, au contraire de l’Australien. Pourquoi ne pas tenter d’aller glaner une étape ?


La décla :

« Dorian Godon, Nans Peters et Michaël Schär, nous ont prouvé ces dernières semaines qu’ils méritaient leur place sur le Tour de France. Nous connaissons leurs qualités de combattants et leurs aptitudes à saisir leurs chances. Notre équipe affiche un visage séduisant, entre jeunes loups et coureurs expérimentés, qui devrait nous permettre de nous illustrer tout au long des trois prochaines semaines. Nous avons une pensée pour Bob Jungels qui, une fois rétabli, apportera à notre équipe toutes ses qualités de champion capable de gagner les plus grandes courses. ».

Vincent Lavenu, manager d’AG2R Citroën


L’avis du consultant :



La sélection :


Alpecin-Fenix et l’attraction Van der Poel

On l’attendait il sera enfin là : Mathieu Van der Poel va faire ses débuts sur le Tour de France avec Alpecin-Fenix. Si le Néerlandais n’ira sûrement pas au bout, en raison des Jeux Olympiques de Tokyo, il sera très attendu, et ce très rapidement. Et même sans lui, l’équipe belge sera dangereuse avec le duo Tim Merlier/Jasper Philipsen, capable de remporter n’importe quel sprint.

On l'attendait il sera enfin là : Mathieu Van der Poel va faire ses débuts sur le Tour de France avec Alpecin-Fenix. Si le Néerlandais n'ira pas au bout, en raison des Jeux Olympiques de Tokyo, il sera très attendu, et ce très rapidement. Et même sans lui, l'équipe belge sera dangereuse avec le duo Tim Merlier/Jasper Philipsen, capable de remporter n'importe quel sprint.
Mathieu Van der Poel en jaune sur le dernier Tour de Suisse… un avant-goût de samedi ? (Crédit : Sirotti)



Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Mathieu Van der Poel

Enfin ! Mathieu Van der Poel va prendre le départ d’un Tour de France. Il n’a que 26 ans, mais on attendait de voir le Néerlandais sur la Grande Boucle. Problème, on sait d’ores et déjà qu’il ne ralliera pas Paris. En pleine préparation pour aller chercher la médaille d’or en VTT aux JO de Tokyo, Van der Poel devrait s’arrêter en milieu de Tour. Qu’importe ! Parce que sur les premiers jours, il pourrait briller. À commencer par ce weekend. Et si c’était lui le premier Maillot Jaune de ce Tour de France 2021 ?


L’objectif : victoires d’étapes + maillot vert

On l’a vu, Mathieu Van der Poel ne vise rien de plus que gagner une (ou plusieurs) étape. Evidemment, s’il se retrouve avec le Maillot Jaune dès samedi, le Néerlandais va en profiter. Mais c’est une autre couleur qui pourrait intéresser la formation Alpecin-Fenix sur ce Tour de France : le vert. Tim Merlier est candidat pour ramener la tunique sur les Champs-Elysées. Il l’a (courtement) montré sur le Giro, il aime les sprints en grand comité face aux meilleurs. Pas de raison qu’il soit effrayé sur la Grande Boucle. Avec ce duo là (mais également Silvan Dillier ou Jasper Philipsen), Alpecin-Fenix pourrait ramener pas mal de bouquets, et pourquoi pas le maillot du classement par points.


Le coureur à suivre : Tim Merlier

Il avait fait parlé en quittant le Giro alors qu’il portait le maillot cyclamen et qu’il avait remporté une étape. Surtout qu’il s’était imposé quelques jours après sur les routes belges, avant d’enchaîner. Cette histoire n’est pas oubliée (d’autant que Mathieu Van der Poel a peu ou prou fait la même sur le Tour de Suisse), mais cela semble être la marque de fabrique d’Alpecin-Fenix. Mais avec MVDP qui va s’arrêter pour rallier Tokyo, difficile de voir Merlier quitter la Grande Boucle avant la fin (hors chute bien sûr). On aura donc l’occasion de voir sa capacité de récupération sur trois semaines, ainsi que sa façon de gérer l’enchaînement des sprints.


La décla :

« Nous ne pouvions pas laisser passer cette opportunité. 45 ans après la fin de l’incroyable carrière de Raymond Poulidor, son petit-fils Mathieu van der Poel prend le départ du Tour de France pour la première fois. »

Philip Roodhooft, directeur de l’équipe Alpecin-Fenix, sur les maillots violet et or en hommage à l’équipe de Raymond Poulidor dévoilés pendant la présentation du Tour


L’avis du consultant :



La sélection :


La bonne année pour Arkea Samsic ?

En quelques années, Arkea Samsic est passée d’une équipe française animant les échappées, à une écurie capable de s’imposer sur tous les terrains. Seulement, bien que les grosses recrues se multiplient, elles peinent à trouver leur rythme en Bretagne. Et si la mayonnaise prenait enfin, sur ce Tour de France 2021 ?

Quels sont les objectifs d’Arkea Samsic sur ce Tour de France 2021 ? (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐ ⭐

Maillot vert : ⭐ ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipe : ⭐

Le leader : Nairo Quintana

Ce n’est plus un secret pour personne : l’ère Froome/Quintana est révolue. Cependant, à l’inverse du Kenyan Blanc, Nairoman a encore des cartouches en réserve. Raflant tout sur son passage en première partie de saison 2020, Quintana a du mal à lancer la machine depuis. Mais ce temps est révolu. En 2021, Quintana est pour le moment seulement vainqueur du Tour des Asturies. Le Condor ne serait-il pas en mesure de nous livrer une belle surprise sur cette 108ème édition de la Grande Boucle ? En effet, on sait que ce coureur aime renaître de ses cendres, alors que tout le monde l’enterre. Critiqué en 2018, il s’en va gagner au Col du Portet. Même situation en 2019 : il gagne la 18ème étape du Tour, et se voit priver d’une potentielle victoire finale sur la Vuelta à cause des problèmes internes à la Movistar. Le Tour de France 2021 ne tomberait-il pas au bon moment, pour donner un autre coup d’élan à Quintana ?

L’objectif : une deuxième succès en World Tour pour Arkea Samsic

Passer de Steven Tronet ou Armindo Fonseca, à Quintana et Bouhanni, ce n’est pas pour rien. L’équipe bretonne à la volonté de s’inscrire dans le gratin du cyclisme mondial. Cependant, pour arriver à cela, il faut gagner en World Tour. Pour le moment, la tâche n’est pas du tout simple. L’unique victoire a été décrochée par Nairo Quintana, sur la dernière étape de Paris-Nice l’an passé. Depuis, la mission est plus difficile. Leaders pas forcément en formes, blessures… Arkea Samsic n’est pas vraiment épargné depuis la saison 2020. Mais avec l’équipe compétitive engagée au départ de la Grande Boucle, la donne peut changer. Montagne, sprint, échappée : Emmanuel Hubert a tout prévu, et veut jouer sur tous les terrains. La deuxième victoire en World Tour ne semble jamais avoir été aussi proche.

Le coureur à suivre : Nacer Bouhanni

Son transfert chez Arkea Samsic a donné un second souffle à sa carrière. En arrivant chez les Bretons, Nacer retrouve des sensations. Comme dans ses années fastes, il va chercher de nombreuses victoires, et décroche la Coupe de France de cyclisme pour la deuxième fois de sa carrière. Privé de Tour pour laisser place à l’armada montagnarde, Bouhanni a cependant sa chance cette année. Mais bien que suspendu depuis plusieurs mois, après une poussette sur Jake Stewart sur Cholet-Pays de la Loire, Arkea Samsic et lui ont de l’ambition. La preuve : Bouhanni dispose de Russo, McLay et Delaplace à son service. À titre de comparaison, Démare ne dispose que de deux soldats. Bouhanni n’aurait-il pas envie d’aller chercher la gagne sur le Tour, et ainsi rentrer dans le cercle fermé des gagnants sur les trois Grands Tours ?

La décla :

“L’équipe Arkéa-Samsic pour le Tour 2021 est articulée autour de nos trois leaders : Nairo Quintana, Warren Barguil et Nacer Bouhanni. L’objectif est de nous ouvrir le plus d’opportunités possibles afin de décrocher une victoire d’étape, sans négliger d’autres objectifs au fil de la course. L’équilibre des forces a été pensé pour pouvoir répondre présent sur chaque type de terrains avec des coureurs qui viendront épauler nos leaders en leur apportant du soutien dans leurs domaines spécifiques. Notre équipe est internationale avec toutefois cinq coureurs français dont deux originaires de Bretagne ce qui fait qu’un quart de notre effectif sur le Tour sera issu de notre territoire”

Emmanuel Hubert, manager d’Arkea Samsic.

L’avis du consultant :

La sélection :


Astana-Premier Tech pour une razzia de victoires ?

Astana-Premier Tech est attendue sur ce Tour de France. Mais les hommes d’Alexandr Vinokourov ne devraient pas truster le haut du classement général. En revanche, avec un tel collectif autour d’Ion Izagirre, Alexey Lutsenko et Jakob Fuglsang, les coureurs de la formation Kazakhstanaise pourraient bien signer plusieurs victoires d’étapes.

Astana-Premier Tech est attendue sur ce Tour de France. Mais les hommes d'Alexandr Vinokourov ne devraient pas truster le haut du classement général. En revanche, avec un tel collectif autour d'Ion Izagirre, Alexey Lutsenko et Jakob Fuglsang, les coureurs de la formation Kazakhstanaise pourraient bien signer plusieurs victoires d'étapes.
Quels seront les objectifs de l’équipe Astana-Premier Tech sur ce Tour de France ? (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐



Le leader : Ion Izagirre

Jakob Fuglsang aurait pu être le leader de cette équipe, mais on a envie de parier sur Ion Izagirre. Le Basque est hyper régulier depuis le début de l’année (3ème de Paris-Nice, 10ème au Pays Basque, 7ème sur le Tour de Romandie et le Dauphiné) et il est très bon en chrono, en témoigne son titre national la semaine dernière. Le parcours, et l’équipe autour de lui, peuvent lui permettre de tenir le choc. Certes, il ne jouera pas avec Roglic ou Pogacar, mais il pourrait bien être la surprise du top 10 du Tour de France. Ce serait seulement son deuxième sur un Grand Tour.


L’objectif : des victoires d’étapes… plein !

Sur ce Tour de France, Astana-Premier Tech ne s’en cache pas : ce sont les victoires d’étapes que visera l’équipe. Personne ne semble en mesure de prendre le maillot jaune pour le garder longtemps. Une bonne place dans le Top 10 est jouable (entre la 5ème et la 8ème), mais c’est surtout chaque jour que les Kazakhstanais peuvent faire une razzia. Lutsenko, Izagirre, Fuglsang, Aranburu, Fraile… Ils sont nombreux à avoir les capacités de lever les bras, même plusieurs fois. Attention au coup de chaud venu d’Astana.


Le coureur à suivre : Alex Aranburu

L’Espagnol est très régulier lui aussi depuis le début de saison : 10 top 10 (dont Milan-San Remo) et un superbe succès sur les routes du Tour du Pays Basque. Rapide au sprint, Alex Aranburu est aussi capable de passer les bosses. Sur des terrains pentus où les sprinteurs vont se casser les dents, lui sera là pour jouer la victoire. De quoi rêver du maillot vert ? En tout cas, pour son premier Tour de France, il peut clairement viser une victoire d’étape.


La décla :

« Notre objectif est de remporter des victoires d’étapes cette année. Nous avons un effectif hyper complet, capable de briller sur tous les terrains et nous aurons de la liberté dans la chasse aux étapes. Gagner sur un Grand Tour, notamment le Tour de France, ce n’est jamais simple, mais je suis sûr que nous réussirons et que nous verrons les maillots Astana-Premier Tech aux avant-postes durant la course ».

Dmitriy Fofonov, directeur sportif d’Astana-Premier Tech.


L’avis du consultant :


La sélection :


L’inconnue Hamilton chez BikeExchange

Team BikeExchange ne comptera pas sur Simon Yates ou Esteban Chaves pour viser une belle place au général de ce Tour de France, mais sur Lucas Hamilton. L’Australien de 25 ans a été bombardé leader de l’équipe mais sera tout de même entouré par les deux grimpeurs de l’équipe. Présent aussi sur la Grande Boucle, Michael Matthews tentera de ramener un deuxième maillot vert.

Team BikeExchange ne comptera pas sur Simon Yates ou Esteban Chaves pour viser une belle place au général de ce Tour de France, mais bien sur Lucas Hamilton. L'Australien de 25 a été bombardé leader de l'équipe mais sera tout de même entouré par les deux grimpeurs de l'équipe. Présent aussi sur la Grande Boucle, Michael Matthews tentera de ramener un deuxième maillot vert.
Simon Yates (au centre), ne sera pas le leader BikeExchange sur le Tour, mais aidera Lucas Hamilton (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Lucas Hamilton

C’est lui l’atout numéro 1 de l’équipe BikeExchange sur ce Tour de France. Lucas Hamilton fait une saison solide à défaut d’être incroyable mais il a passé un cap. 4ème de Paris-Nice, 8ème du Tour de Romandie ou encore 10ème du Tour de Catalogne, l’Australien pointe le bout de son nez dans les courses World Tour. Pour la première fois, il abordera un Grand Tour dans la peau du leader, sera-t-il capable d’assumer ? Pour l’aider, il aura avec lui deux coureurs parfaitement capable de l’emmener loin : Simon Yates et Esteban Chaves.


L’objectif : Top 10, victoires d’étape et maillot vert

Lucas Hamilton prend le départ pour terminer dans les 10 premiers à Paris. Forcément, il sera protégé par ses coéquipiers, Simon Yates et Esteban Chaves en premier lieu. Mais le Colombien devrait pouvoir dégainer lors des étapes de montagne et cherchera à lever les bras sur le Tour, seul GT sur lequel il n’a pas encore triomphé. Autre candidat aux victoires d’étapes, l’Australien Michael Matthews, 8 victoires en Grand Tour déjà. Il tentera de résister aux Ewan, Démare et Sagan pour ramener un deuxième maillot vert sur les Champs-Elysées.


Le coureur à suivre : Esteban Chaves

Formidable grimpeur, le Colombien au sourire communicatif s’était un peu perdu ces dernières années, entre soucis personnels et blessures. Redevenu lui-même, il pourrait enflammer le peloton durant les étapes de montagne, comme il l’a déjà fait en Catalogne (une victoire d’étape) ou en Suisse. Chaves, qui a déjà porté le maillot rouge et le maillot rose, pourra-t-il compléter sa collection en portant le jaune au moins une journée ? Difficile à croire, mais il sera à suivre car il n’est jamais aussi dangereux que dans un rôle d’électron libre.


La décla :

« Le Tour est la plus grande course cycliste du monde. J’ai grandi en regardant cette course et en espérant pouvoir y participer. Maintenant que je vais pouvoir m’aligner, il me tarde samedi. C’est le premier Grand Tour où je jouerai le général. Je n’ai pas encore terminé de course de trois semaines mais j’ai beaucoup progressé cette saison sur les courses d’une semaine. Je me sens le plus prêt possible pour débuter la course ».

Lucas Hamilton, leader du Team BikeExchange.


L’avis du consultant :



La sélection :


la Bora trop gourmande ?

Après avoir pensé à emmener deux sprinteurs et un coureur pour le général, la Bora a fait volte-face et se présente finalement au départ de Brest sans Pascal Ackermann mais avec un Emanuel Buchmann en invité surprise. Avec des objectifs aussi divers que sa sélection, l’équipe allemande s’éparpille au risque de passer à côté de son Tour.

Peter Sagan tentera de ramener un 8e maillot vert à Paris. (A.S.O. – Pauline Ballet)

Maillot jaune : ⭐⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐

Le leader : Wilco Kelderman

Il n’a jamais réussi sur le Tour, mais sa 3e place au Giro 2020 lui a donné du crédit aux yeux de ses dirigeants. Désigné pour viser le Top 5 du général, Wilco Kerlderman est en jambes. Il a terminé 4e du récent Critérium du Dauphiné, au bénéfice notamment d’un très bon chrono. 5e du Tour de Catalogne en mars, le Néerlandais n’a jamais été flamboyant en montagne cette saison mais a démontré de grandes qualités de rouleur. Sur le papier, le tracé de ce Tour de France peut donc lui correspondre. Mais la concurrence ne sera pas la même que celle qu’il a affrontée en Italie l’année dernière.


L’objectif : un Top 5 et une victoire d’étape

Ce sont les deux objectifs affichés par Bora-hansgrohe. Si le premier semble difficilement atteignable, le second semble être une formalité pour la formation allemande qui a toujours ramené au moins un bouquet depuis son arrivée en World Tour. Elle totalise même sept victoires lors des quatre derniers actes. Lever les bras sera l’ambition de tous, à commencer par Peter Sagan. Emanuel Buchmann et Patrick Konrad auront le même but lors des étapes de montagne, tandis que Lukas Postlberger et Ide Schelling, tous deux vainqueurs ces dernières semaines, seront envoyés à l’avant sur les étapes intermédiaires.


Le coureur à suivre : Peter Sagan

Il est revenu à un niveau plus qu’honorable et a retrouvé le chemin de la victoire, en Romandie d’abord puis sur le Tour d’Italie. Limité en vitesse pure, il n’a pas hésité à mettre son équipe à contribution pour piéger les sprinteurs de loin et s’imposer en petit comité. Et ça tombe bien : plusieurs étapes présentent un profil qui se prête parfaitement à ce genre de stratégies, notamment celles du Creusot et de Nîmes. Au-delà de la gagne, Peter Sagan tentera une énième fois de ramener le maillot vert à Paris, comme il l’a déjà réalisé à sept reprises. Bien inspiré par le cyclamen obtenu en Italie, il fera face dans cette bataille à Sonny Colbrelli et Michael Matthews, notamment.

L’avis du consultant :


La sélection :

Peter Sagan
Emanuel Buchmann
Wilco Kelderman
Patrick Konrad
Daniel Oss
Lukas Pöstlberger
Nils Politt
Ide Schelling


B&B Hôtels, la confirmation

Après une grande première réussie, B&B Hôtels aura à coeur de confirmer pour sa deuxième participation au Tour de France, surtout avec un grand départ en Bretagne. Très souvent actrice des diverses courses à laquelle elle participe, l’équipe bretonne va tout faire pour être dans tous les bons coups. Animer, attaquer, surprendre : tels sont les mots d’ordre de l’écurie de Jérôme Pineau.

Quels sont les objectifs de la B&B Hôtels sur ce Tour de France 2021 ? (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipe : ⭐


Le leader : Bryan Coquard

Le Tour de France 2021 devrait être la dernière compétition majeure de Bryan Coquard sous les couleurs des Glaz. Après 5 saisons de bons et loyaux services, le Coq devrait retrouver le World Tour du côté de la Cofidis. Mais avant, le natif de Saint-Nazaire aura à coeur de récompenser son équipe. Lui qui n’a pas encore levé les bras cette saison voudra se rattraper et tout donner pour ouvrir son compteur. Après une 3ème place l’an passé à Lavaur, et une 2ème place à quelques millimètres de Kittel à Limoges en 2016, Coquard sait ce qu’il doit faire pour enfin s’imposer sur le Tour. Le champion du monde de l’américaine pourra compter sur la présence de Franck Bonnamour et Cyril Lemoine pour être placé dans les meilleures conditions sur les sprints massifs.


L’objectif : B&B Hôtels dans tous les coups

Au vu de la composition de l’équipe, il n’y a pas à longuement réfléchir pour déchiffrer la stratégie de l’équipe. Elle est faite pour aller dans tous les coups. Des montagnards, des baroudeurs, des puncheurs, un sprinteur. La B&B Hôtels se veut compétitive sur tous les terrains. Les voir quasiment tous les jours dans l’échappée ne serait pas surprenant. Mais il ne faudra pas trop se disperser non plus. En effet, il faudra être présent autour de Bryan Coquard pour les sprints massifs. Aussi, il y aura du travail en montagne, pour propulser Pierre Rolland vers son rêve : une troisième victoire d’étape sur les routes du Tour. Quoiqu’il en soit, les Glaz seront de la partie pour montrer qu’ils sont une équipe à inviter très régulièrement.


Le coureur à suivre : Quentin Pacher

En à peine un an, Quentin Pacher a littéralement changé de dimension. Quasiment inconnu du grand public avant d’entamer la Grande Boucle 2020, il a par la suite participé au sacre de Julian Alaphilippe à Imola, et s’est fait un nom dans le paysage cycliste français. Le Toulousain aborde ce Tour de France 2021 avec un nouveau statut. Celui de puncheur remarquable. Ça ne serait pas surprenant de le voir jouer la gagne lors des étapes se finissant en bosse, comme celle de Mûr de Bretagne, par exemple. Enfin, tout comme Bryan Coquard, Pacher vit ses dernières courses avec la B&B Hôtels. Jérome Pineau annonce même « qu’il serait suivi par les plus grands ». Ce Tour de France sera donc un excellent moyen pour Quentin Pacher de faire bonne figure, et de montrer l’étendue de son talent.


La décla :

« Nous irons sur le Tour en éléments perturbateurs, pour saisir les moindres occasions. Nos huit coureurs forment un groupe que nous avons voulu le plus homogène possible, avec un supplément d’âme qui les fera se surpasser. Notre salut passera pas là ».

Jérome Pineau, via le site B&B Hôtels p/b KTM.


L’avis du consultant :


La sélection :


Cofidis doit mettre fin à l’attente

13 ans bientôt que Cofidis n’a plus gagné sur le Tour de France : c’était en 2008 avec un succès de Sylvain Chavanel (précédé de Samuel Dumoulin quelques jours plus tôt). Depuis, les éditions se suivent et se ressemblent pour l’équipe nordiste qui ne parvient pas à jouer les premiers rôles. Cela pourrait changer cette année grâce à Guillaume Martin. 11ème l’an dernier, le grimpeur ne visera pas une place au général mais bien une victoire d’étape. De quoi faire oublier les années de frustration ?

13 ans bientôt que Cofidis n'a plus gagné sur le Tour de France : c'était en 2008 avec un succès de Sylvain Chavanel (précédé de Samuel Dumoulin quelques jours plus tôt). Depuis, les éditions se suivent et se ressemblent pour l'équipe nordiste qui ne parvient pas à jouer les premiers rôles. Cela pourrait changer cette année grâce à Guillaume Martin. 11ème l'an dernier, le grimpeur ne visera pas une place au général mais bien un victoire d'étape. De quoi faire oublier les années de frustration ?
L’équipe Cofidis court après un succès sur le Tour depuis 2008. Fin de l’attente en 2021 ? (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐



Le leader : Guillaume Martin

L’an dernier, Guillaume Martin avait terminé 11e de la Grande Boucle, son meilleur classement, mais toujours hors du Top 10. Il sait pertinemment qu’il pourra difficilement faire mieux en 2021. Le parcours n’est pas assez sélectif, et il y a surtout deux chronos, un exercice que le grimpeur n’apprécie pas. « Pour la première fois je vais me détacher du classement général et me concentrer sur une victoire d’étape. Le classement de la montagne peut venir avec », nous avait déclaré Martin dans le podcast Ça déraille. Moins de pression donc sur les épaules du leader de la Cofidis.


L’objectif : une victoire d’étape

On la vu plus haut, Guillaume Martin visera une victoire d’étapes et possiblement le maillot à pois de meilleur grimpeur (comme il l’avait fait sur la Vuelta au mois de novembre 2020). Cette victoire d’étape sur le Tour de France manque à la formation Cofidis depuis… 2008 ! « On nous le rabâche tous les ans », nous avait dit Alain Deloeuil, l’un des DS de l’équipe nordiste en début d’année. Il serait temps de trouver un successeur à Sylvain Chavanel.


Le coureur à suivre : Anthony Pérez

Le Tour de France peut être cruel et l’un des membres de la Cofidis l’a appris à ses dépens l’an passé. Alors qu’il doit monter sur le podium pour enfiler le maillot à pois, Anthony Perez ne termine pas la 3ème étape en raison d’une chute. Et quand on sait que Benoît Cosnefroy a conservé ce maillot durant quasiment les trois semaines de courses, le Toulousain avait une belle opportunité de profiter. Occasion manquée pour Perez qui aura certainement à cœur de faire tourner les choses en sa faveur cette fois. Il devrait se montrer offensif et pourrait viser une étape de baroudeur.



La décla :

« C’est toujours un grand plaisir et un honneur de participer au Tour de France. C’est ma 5e participation et on ne s’y habitue pas tellement il s’agit d’un événement à part. J’ai décidé en accord avec l’équipe d’être un peu plus détaché du classement général pour la première fois et me focaliser davantage sur une victoire d’étape. C’est l’objectif de l’équipe et on a une belle armada pour aller chercher ce succès ».

Guillaume Martin, leader de la Cofidis.


L’avis du consultant :


La sélection :


Deceuninck, quel objectif pour Alaphilippe ?

L’an dernier, sur le Tour de France, la Deceuninck-Quick Step avait surtout brillé dans les sprints. Intouchable, l’Irlandais Sam Bennett était parvenu à ramener le maillot vert, mettant fin à la domination de Peter Sagan (7 fois lauréat entre 2012 et 2019). Cette fois, l’Irlandais sera absent, blessé à un genou. Le leader, ce sera donc Julian Alaphilippe. Mais avec quel objectif ? Le général ? Les étapes ? Un maillot à pois ?

Julian Alaphilippe en jaune, voilà une image qu’on pourrait revoir cet été. Mais, combien de temps ? Jusqu’à Paris, cette fois-ici ? (A.S.O. Pauline Ballet)


Maillot jaune :⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐



Le leader : Julian Alaphilippe

Le débat revient sans cesse depuis plusieurs années : Julian Alaphilippe peut-il jouer le général d’un Grand Tour ? Le Français lui-même entretient le flou. Après avoir longtemps nié vouloir jouer le général, il commence, timidement, à exprimer des ambitions. « Après avoir gagné les Championnats du monde, j’aimerais bien gagner le Tour de France », lançait-il en novembre dernier chez nos confrères d’Eurosport. Avant que Patrick Lefévère, le manager de la Deceuninck, n’affirme au Parisien qu’ « Alaphilippe peut gagner le Tour de France», avant le Tour des Flandres. La question est : à quelle échéance ? En conférence de presse, avant les championnats de France, l’homme aux 17 maillots jaunes a expliqué viser l’édition 2022. Mais au vu du parcours de cette Grande Boucle, on se dit qu’il bluffe peut-être. D’autant qu’il a axé sa préparation sur la haute montagne cette saison… Et ce maillot de champion du Monde le transcendera.


L’objectif : maillot jaune ou maillot à pois

Pas trop de haute montagne, essentiellement des étapes de moyenne montagne : le parcours de ce 108e Tour de France correspond aux qualités de Julian Alaphilippe. Ce ne sont pas les 58 kilomètres de contre-la-montre qui l’effraieront, lui qui est plutôt à l’aise dans l’exercice chronométré. Le Ventoux lui rappellera de bons souvenirs, lui qui y a fait 2e sur le dernier Tour de la Provence (certes, l’arrivée était jugée au Chalet Reynard). Pour Julian Alaphilippe, c’est peut-être l’année où jamais pour jouer le général. D’autant qu’il peut prendre le maillot jaune dès la deuxième étape, lors de l’arrivée à Mûr-de-Bretagne, dimanche. Mais il y a deux interrogations : ne risque-t-il pas d’être vite esseulé en montagne, avec seulement Cattaneo et Devenyns pour l’accompagner ? Et, dans quelle mesure son heureux évènement a-t-il affecté sa préparation ? Pour gagner le Tour, il faut être à 100 % de ses capacités. L’est-il vraiment ?


Le coureur à suivre : Mark Cavendish

Alors ça, on ne l’avait pas vu venir : Mark Cavendish au départ du Tour de France ! Ils devraient être très peu nombreux à avoir parié sur un retour du Cav’ sur la Grande Boucle. Mais, disons les choses clairement : il doit uniquement sa présence au forfait tumultueux de Sam Bennett, officiellement pour une blessure au genou. Il n’empêche que, désormais, on a envie de voir ce que peut faire Cavendish face au gratin du sprint mondial. On le pensait condamné à des victoires face à une faible concurrence – comme ce Tour de Turquie – jusqu’à ce Tour de Belgique, mi-juin, ou l’homme de l’île de Man a aligné Ewan, Merlier, Ackermann et Groenewegen : rien que ça. Et s’il était la sensation de ce Tour, en s’offrant un 31e bouquet ? Après sa longue de traversée du désert, ce serait un come-back sensationnel.


La décla

« Je ne sais pas si j’ai les qualités pour gagner le Tour de France. Mais je pense forcément à ça. Je vais essayer. Prendre le départ d’un Grand Tour avec l’objectif de remporter le général, c’est une chose à laquelle je pense avec l’équipe et mon entraîneur Franck. Peut-être pas cette année, car je veux surtout profiter de mon maillot de champion du Monde. Mais la saison prochaine, pourquoi pas… ». »

Julian Alaphilippe


L’avis du consultant


La sélection :


Team DSM dans le doute

Pas vraiment à la fête depuis le début de saison, le Team DSM n’aborde pas le Tour de France de la meilleure des manières. Mais l’équipe allemande peut compter sur plusieurs individualités pour rafler des bouquets durant les trois semaines. Emmenés par Tiesj Benoot et Soren Kragh Andersen, les Noirs et Bleus seront dangereux.

Pas vraiment à la fête depuis le début de saison, le Team DSM n'aborde pas le Tour de France de la meilleure des manières. Mais l'équipe allemande peut compter sur plusieurs individualités pour rafler des bouquets durant les trois semaines. Emmenés par Tiesj Benoot et Soren Kragh Andersen, les Noirs et Bleus seront dangereux.
Pas de contre-la-montre par équipes cette année sur le Tour de France pour le Team DSM, peut-être pas une mauvaise chose (Crédit : Sirotti)



Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Tiesj Benoot

2ème de Paris-Nice en 2020, 5ème en 2021, 15ème du dernier Tour de Suisse. Tiesj Benoot est un très bon coureur sur une semaine. Est-il capable de tenir sur trois ? 20ème de son premier Tour de France (2017), le leader de la DSM aura à cœur de répondre à cette question. Évidemment, le Belge ne jouera pas un top 5 voire même un top 10, mais il devrait tenter de s’accrocher au maximum avec les meilleurs. Et on n’est pas à l’abri de le voir attaquer et de viser une victoire d’étape. À l’aise sur tous types de terrain (vainqueur des Strade Bianche, 7ème de LBL, 5ème du Tour des Flandres, 2ème de la Bretagne Classic,…), Benoot aura un parcours pour s’amuser sur cette Grande Boucle.


L’objectif : victoires d’étapes

On l’a vu plus haut, difficile de savoir jusqu’où Tiesj Benoot peut tenir une bonne place au général. Le Belge visera sûrement des succès d’étapes et il ne sera pas le seul dans son équipe. Cees Bol, Soren Kragh Andersen ou Casper Pedersen sont autant de cartes pour gagner sur ce Tour de France du côté de DSM. Et il serait temps d’enchaîner pour la formation allemande.


Le coureur à suivre : Cees Bol

Il est le seul à avoir levé les bras cette année ! C’était lors de la 2ème étape de Paris-Nice, une éternité. Depuis, très peu de bonnes choses pour l’équipe allemande, qui manque de chance et paye certains départs (Marc Hirschi, Wilco Kelderman, Michael Matthews). Mais Cees Bol est un très bon sprinteur et, bien entouré, peut jouer dans la cour des grands. Passé tout proche d’une victoire de prestige l’an passé sur les routes du Tour (3ème à Nice, 2ème à Privas), le Néerlandais aura à cœur de progresser et de se mêler, pourquoi pas, à la lutte pour le maillot vert.


La décla :

« Après une campagne 2020 réussie (3 victoires d’étapes) nous allons encore viser les victoires chaque jour. Nous avons un bon collectif pour jouer la gagne sur les sprints, et sur les étapes intermédiaires ou de montagne, nous allons nous montrer agressifs et opportunistes. Le départ va être intéressant et nous sommes excités d’être au départ. Nous allons choisir nos jours attentivement pour attaquer, et montrer le maillot DSM de la meilleure des manières. »

Luke Roberts, directeur sportif du Team DSM


L’avis du consultant :



La sélection :


EF Education Nippo joue sur plusieurs tableaux

EF Education Nippo arrive sur ce Tour de France avec un leader en forme, Rigoberto Uran, pour viser haut au général. Mais le Colombien n’est pas le seul coureur à suivre dans la formation américaine. Avec Valgren, Cort, Bissegger ou encore Guerreiro, les Roses pourraient bien rafler quelques victoires d’étapes durant cette Grande Boucle 2021.

EF Education Nippo arrive sur ce Tour de France avec un leader en forme, Rigoberto Uran, pour viser haut au général. Mais le Colombien n'est pas le seul coureur à suivre dans la formation américaine. Avec Valgren, Cort, Bissegger ou encore Guerreiro, les Roses pourraient bien rafler quelques victoires d'étapes durant cette Grande Boucle 2021.
Vainqueur d’un chrono lors du Tour de Suisse, Rigoberto Uran arrive en forme à Brest (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Rigoberto Uran

Deuxième du récent Tour de Suisse et vainqueur supersonique du deuxième chrono de l’épreuve helvète, Rigoberto Uran semble arriver en forme au meilleur des moments. Le Colombien sera évidemment le leader de cette formation EF Education Nippo et aura un lieutenant de classe avec Sergio Higuita à ses côtés. Uran, deuxième du Tour en 2017, à sa recette bien à lui pour aller chercher la meilleure position possible au général. Tel un Damiano Caruso sur le dernier Giro, ne vous attendez pas à le voir attaquer régulièrement. Il tâchera d’abord de suivre les meilleurs.


L’objectif : Top 5 au général et victoire d’étape

Déjà monté sur le podium de deux GT (2ème également du Giro en 2013 et 2014), Rigoberto Uran peut légitimement viser un top 5. À l’aise en chrono, Uran pourra reprendre du temps à Carapaz voire même à l’un des autres favoris. Reste l’énigme de la montagne. Le Colombien saura t-il tenir face aux cadors ? Pour cela, il sera tout de même bien entouré avec Higuita, Powless ou Guerreiro. La formation EF Education Nippo pourra également lever les bras durant ce Tour de France avec des électrons libres comme Valgren ou Cort.


Le coureur à suivre : Stefan Bissegger

Il a débarqué presque de nul part dans le gotha des meilleurs rouleurs de la planète. Depuis le début de l’année, Stefan Bissegger répond toujours présent lorsqu’il s’agit de défier le chrono. C’est bien simple, hormis le chrono d’Andermatt lors du Tour de Suisse (remporté par Uran, mais pas adapté à ses qualités de pur rouleur), le Suisse a toujours été dans le top 5 lors d’un effort solitaire. Vainqueur du chrono du Dauphiné devant Rémi Cavagna, il s’est affirmé comme un candidat à la victoire, que ça soit à Laval ou à Saint-Emilion. Surtout qu’il gagne aussi des étapes en ligne…


La décla :

« C’est mon huitième Tour de France et je suis toujours aussi motivé à l’idée de rouler ici. Le Tour de Suisse s’est mieux passé que prévu, et quand vous gagnez, vous avez un surplus de motivation. Cela valide tout le travail fait avant et j’arrive en forme sur ce Tour de France. J’espère que je serais en bonne santé et tout ira bien ».

Rigoberto Uran, leader d’EF Education Nippo


L’avis du consultant :



La sélection :


Groupama-FDJ voit la vie en vert

Après deux éditions du Tour de France pleinement dédiées au classement général et à Thibault Pinot, la Groupama-FDJ change son fusil d’épaule. Fini l’objectif maillot jaune, désormais, on revoit totalement la politique interne. Avec une équipe construite autour d’Arnaud Démare et de David Gaudu, se sont d’autres maillots distinctifs qui intéressent les hommes de Marc Madiot.

Quels sont les objectifs de Groupama-FDJ sur ce Tour de France 2021 ? (@samibauguil12)

Maillot jaune : ⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐⭐

Classement par équipe : ⭐

Le leader : Arnaud Démare

Comme en 2018, Arnaud Démare est de retour sur les routes du Tour ! Et en 3 ans, il s’en est passé des choses. L’hégémonie Sagan s’estompant petit-à-petit, les “sprinteurs” purs et durs sont de nouveaux des candidats sérieux à la conquête du maillot vert. En l’absence de Sam Bennett, lauréat de la tunique verte sur le Tour 2020, Démare à la pancarte. En effet, il ne faut pas oublier que la dernière fois que le natif de Beauvais s’est engagé sur un Grand Tour, c’était lors du Giro. Sur ce même Giro, le Français remportait le maillot Cyclamen, au nez et à la barbe de Peter Sagan. Il est donc naturel de considérer Arnaud Démare comme étant l’un des prétendants sérieux à ce classement. D’autant que si l’on regarde la concurrence, on constate que ni Caleb Ewan, ni Tim Merlier ne passent aussi bien la montagne que lui.

L’objectif : razzia de maillots distinctif pour Groupama-FDJ ?

Ce n’est pas un secret, le maillot jaune n’est plus un objectif pour la Groupama-FDJ. Avec les forces en présence alignées sur le Tour, tous les autres maillots peuvent cependant être jouable. Certes, il sera difficile pour Gaudu d’aller chercher le maillot blanc à Pogacar, mais tout est possible. Par contre, la quête du maillot vert et du maillot à pois est plus que d’actualité. Comme expliqué précédemment, Arnaud Démare sera un candidat très sérieux pour le vert. Pour les pois, là aussi, Groupama-FDJ pourra compter sur David Gaudu. S’il se mue en chasseur d’étape, le Breton a la possibilité de faire une Thomas Voeckler sur le Tour de France 2012. Un autre français, à savoir Guillaume Martin, s’est lui aussi lancé ce défi. Ne serait-ce pas une bonne chose, que de revoir une vraie guerre pour le maillot à pois ?

Le coureur à suivre : David Gaudu

Si vous avez bien lu le paragraphe précédent, vous avez compris où nous allons en venir. David Gaudu quitte son statut de lieutenant, et va désormais pouvoir jouer sa propre carte. Sur le papier, le Français peut jouer dans 4 classements. Le premier est le maillot jaune. Mais les chances de se voir sur la plus haute marche aux Champs-Élysées est plus qu’infime. Le deuxième est le maillot blanc. Là aussi, le maillot blanc à de très fortes chances d’être un membre du podium. Puis vient le maillot à pois. Si Gaudu aborde le Tour de la même manière qu’il a abordé la dernière Vuelta, alors cette tunique est à sa portée. Chasseur d’étape, surtout pour un montagnard, signifie pois rouge. Enfin, le Breton a la capacité de jouer la carte du “super combatif”. On le sait, ce classement est très régulièrement décerné à un coureur français. En cas de voltige en montagne, Gaudu pourrait se voir remettre ce prix honorifique.

La décla :

“Arnaud Démare et David Gaudu auront le statut de coureurs protégés mais c’est la concentration du collectif sur chaque étape qui permettra d’obtenir des résultats et se focaliser progressivement sur le classement général. Nous avons des coureurs qui comptent parmi les cadors mondiaux, nous pouvons viser de gagner plusieurs étapes. Nous avons de l’ambition sur toutes les étapes et seule l’entraide conjuguée à une stratégie quotidienne nous permettra d’arriver à nos fins.”

Yvon Madiot, directeur sportif de la Groupama-FDJ sur le site de son équipe.

L’avis du consultant :

La sélection :


Ineos ou l’hydre à trois têtes

L’an dernier, avec la blessure d’Egan Bernal, Ineos Grenadiers était passé à côté de son Tour de France, largement battu par la Jumbo-Visma et Tadej Pogacar. Cette année, les Britanniques reviennent en force, en témoigne leur razzia sur les courses World Tour d’une semaine et la victoire de Bernal sur le Giro. Le Colombien ne sera pas du départ à Brest, mais avec Geraint Thomas, Richard Carapaz et Richie Porte, Ineos peut redevenir maître du Tour.

Geraint Thomas 1er et Richie Porte troisième sur le Tour de Romandie. Un avant-goût du Tour ? (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐⭐⭐



Le leader : Geraint Thomas

C’est l’un des débats qui a animé les discussions d’avant-Tour (et certainement après le départ aussi) : qui sera le leader Ineos Grenadiers sur ce Tour de France. Respectivement vainqueurs du Tour de Romandie, du Tour de Suisse et du Dauphiné, Geraint Thomas, Richard Carapaz et Richie Porte ont tous de sérieux arguments. De par son expérience et à la vue du parcours, le Gallois semble partir avec une longueur d’avance. Richie Porte s’est auto-éliminé en sortie de Dauphiné, mais l’an dernier il avait terminé troisième alors que personne ne l’attendait. Attention à l’Australien ! Quant à Carapaz, ses qualités de grimpeur peuvent lui permettre de jouer avec Pogacar et Roglic en montagne.


L’objectif : le maillot jaune ou rien

2020 est à oublier pour Ineos Grenadiers ! Aucun coureur dans le top 10 de la Grand Boucle, c’est quelque chose de rare pour la formation britannique, qui n’avait pas connu une aussi mauvaise année en France depuis 2014 et la 18ème place de Mikel Nieve (à l’époque de Sky, Chris Froome avait rapidement abandonné, Richie Porte s’était manqué). Si depuis, les hommes de Dave Brailsford ont raflé 2 Grand Tour (Giro 2020 et 2021), c’est dans l’Hexagone qu’ils veulent imprimer leur marque. Attention au retour en force ! En 2015, Froome and co avaient rapidement plié le Tour.


Le coureur à suivre : Tao Geoghegan Hart

On peut être vainqueur de Grand Tour et ne pas avoir la moindre ambition au général en arrivant sur une épreuve. Maillot rose surprise du Giro 2020, Tao Geoghegan Hart vient en qualité de coéquipier sur cette Grande Boucle. Il faut dire qu’il va disputer le Tour pour la première fois de sa carrière. Il n’empêche qu’avec un tel soutien, Thomas, Carapaz et Porte peuvent voir venir. Sur le Dauphiné, le Londonien a abattu un énorme travail et a failli être récompensé lors d’une arrivée difficile. Il n’a fallu qu’un monstrueux Alejandro Valverde pour l’empêcher de gagner. La preuve que même s’il a un statut de coéquipier, TGH pourra rafler une étape s’il a carte blanche.


La décla :

« On ne veut pas gagner le Tour en restant dans les roues. Nous avons une équipe pour faire un vrai Tour de coursier, prendre des initiatives, et utiliser chaque opportunité pour maintenir en haleine nos adversaires sur chaque kilomètre de chaque étape ».

Sir Dave Brailsford, manager d’Ineos Grenadiers.


L’avis du consultant :


La sélection :


Intermarché-Wanty-Gobert comme sur le Giro ?

Intermarché-Wanty-Gobert vient sur ce Tour de France dans le même état d’esprit que sur le dernier Giro : avec l’ambition de remporter une étape. Si Louis Meintjes jouera le général, difficile de le voir viser plus haut qu’un top 15, alors il faudra compter sur les échappées côté belge.

Intermarché-Wanty-Gobert vient sur ce Tour de France dans le même état d'esprit que sur le dernier Giro : avec l'ambition de remporter une étape. Si Louis Meintjes jouera le général, difficile de le voir viser plus haut qu'un top 15, alors il faudra compter sur les échappées côté belge.
Intermarché-Wanty-Gobert tentera de recréer la surprise, comme sur le dernier Giro (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐



Le leader : Louis Meintjes

Il est loin le temps où Louis Meintjes terminait dans le top 10 du Tour de France (8e en 2016 et 2017). Depuis ? Bien peu ! Le Sud-africain n’est plus que l’ombre du grimpeur capable de suivre les meilleurs. Et ce n’est pas chez Intermarché-Wanty-Gobert qu’il sera entouré dans la montagne durant ce Tour de France. Meintjes devra compter sur lui-même pour aller chercher la meilleure place possible au général.


L’objectif : victoire d’étape

Souvenez-vous de l’émotion de Taco van der Hoorn, le 10 mai dernier, lors de sa victoire sur le Giro ! Ne dites pas que vous ne voulez pas revivre ça. Car la joie du Néerlandais était rafraîchissante et faisait plaisir à voir. Surtout, son équipe en avait bien besoin puisque c’était son premier succès de l’année. Comme depuis qu’elle est présente sur le Tour, l’équipe belge viendra avec l’envie de glaner un bouquet. Il faudra certainement compter sur une échappée au long cours pour cela.


Le coureur à suivre : Danny van Poppel

Ancienne future star du sprint néerlandais, Danny van Poppel n’a pas vraiment confirmé, c’est peu de le dire. Mais il reste un coureur fiable et solide. Souvent placé (8 top 10 depuis le début de l’année), il lui manque un succès pour transformer sa saison. Il n’aura pas le train de Cavendish, l’agilité d’Ewan ou le talent de Sagan, mais van Poppel sera des sprints sur ce Tour. Et si la porte s’ouvre, il pourrait tenter de jouer sa chance pour lever les bras une 16ème fois en carrière.


La décla :

« Notre équipe est extrêmement motivée pour ce Tour de France. Le départ se déroule dans le jardin de notre partenaire-titre, Intermarché, donc nous nous devons d’être à la hauteur. A l’image de notre Giro d’Italia bien réussi, nous voulons nous montrer à notre avantage sur un maximum d’étapes. En ce sens, notre sélection est bien balancée pour atteindre nos deux grands objectifs : remporter une étape et placer Louis Meintjes aussi haut que possible au classement général final à Paris, car il ne faut pas oublier qu’il a intégré deux fois le top 8 final ».

Jean-François Bourlart, manager d’Intermarché-Wanty-Gobert


L’avis du consultant :



La sélection :


Israël Start-Up Nation avec Froome malgré tout

Il sera attentivement scruté durant le prochain Tour de France : Chris Froome n’emmènera pas Israël Start-Up Nation mais il sera attendu. Le Britannique est l’ombre de lui-même depuis sa chute sur le Dauphiné 2019, il sera pourtant de la partie. Mais il ne sera pas leader de la formation israélienne, qui comptera sur Michael Woods au général. Dan Martin et André Greipel tenteront eux d’accrocher une victoire d’étape.

Il sera attentivement scruté durant le prochain Tour de France : Chris Froome n'emmènera pas Israël Start-Up Nation mais il sera attendu. Le Britannique est l'ombre de lui-même depuis sa chute sur le Dauphiné 2019, il sera pourtant de la partie. Mais il ne sera pas leader de la formation israélienne, qui comptera sur Michael Woods au général. Dan Martin et André Greipel tenteront eux d'accrocher une victoire d'étape.
Que vient faire Chris Froome dans cette galère ? (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐



Le leader : Michael Woods

La formation israélienne a finalement décidé de ne pas confier le leadership à Chris Froome. Et comment leur en vouloir lorsqu’on voit la saison du Britannique. C’est donc Michael Woods qui tiendra entre ses mains les chances de classement général sur ce Tour de France pour Isräel Start-Up Nation. Très bon grimpeur, formidable puncheur mais piètre rouleur, Woods n’a aucune chance de victoire finale et il le sait. Mais il réalise une saison de très bonne facture avec 2 victoires (sur le Tour des Alpes-Maritimes et du Var et le Tour de Romandie) ainsi que des top 10 sur des courses d’une semaine. À voir ce qu’il peut produire sur trois, sachant qu’en cas de grosse fringale, il tentera d’aller chercher un bouquet.


L’objectif : Top 10 et victoires d’étape

On le met au pluriel parce qu’avec Dan Martin et Michael Woods, Israël Start-Up Nation possède deux formidables routiers, capables de lever les bras sur ce Tour de France. Dans un monde idéal, Chris Froome aurait joué le général et aurait visé une 5ème Grande Boucle. Il faudra manifestement revoir les plans et Martin/Woods sont des alternatives crédibles pour lever les bras. Le Canadien aura l’occasion de jouer sa carte au général dans un premier temps et il peut rêver d’un top 10. L’Irlandais vient de compléter sa collection de victoires en GT sur le dernier Giro et arrive en confiance. Quitte à faire confiance aux vieux pour les succès d’étapes, on pourra aussi admirer le combat d’André Greipel avec Mark Cavendish.


Le coureur à suivre : Chris Froome

On devrait être obligé de le mettre dans leader de part son statut, son palmarès (7 Grand Tour tout de même) et son salaire (près de 5M par an rappelons-le). Mais Chris Froome n’a plus rien de l’homme qui dévorait ses adversaires un à un au milieu des années 2010. Certes, il était bien entouré chez Sky/Ineos, mais le “Kenyan blanc” était implacable. Et puis arriva cette chute pendant le Dauphiné 2019… Depuis ? Un Chris Froome qui fait de la peine à tout le monde, ses fans comme ses détracteurs. Avec une 22ème place comme meilleur résultat cette année (sur une étape!), on ne sait pas ce que Froome vient faire dans cette galère.


La décla :

« Je suis très excité à l’idée de représenter l’équipe en tant que leader sur le Tour de France. J’ai déjà eu cette chance sur un Grand Tour, mais pas le Tour de France. J’en suis honoré, surtout quand je vois la qualité de l’effectif. Vu la manière dont je roule, je suis prêt pour ce challenge qu’est le Tour de France ».

Michael Woods, leader d’Israël Start-up Nation.


L’avis du consultant :



La sélection :


Jumbo-Visma a une revanche à prendre

19 septembre 2020, La Planche des Belles Filles. Stupeur. Le ciel tombe sur la tête de Primoz Roglic et de son armada Jumbo-Visma. Le jeune Tadej Pogacar vient de renverser la donne et prive son compatriote d’un Tour de France qu’on lui pensait acquis. La formation néerlandaise revient cette année avec une armature identique et un désir de revanche exacerbé.

Wout van Aert et Tom Dumoulin n’ont pu que constater le naufrage de leur leader. (Sirotti)

Maillot jaune :⭐⭐⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐⭐



Le leader : Primoz Roglic

Primoz Roglic domine les courses par étapes depuis plusieurs saisons maintenant, mais sa supériorité semble s’éroder au fil des incidents. Un podium manqué de justesse en 2018, une victoire qui s’échappe en 2020 après avoir déjà vu s’envoler le Dauphiné, ou encore un Paris-Nice perdu sur une erreur collective plus récemment. Les ratés s’empilent et sèment le doute dans l’esprit du Slovène. Les contre-exemples sont cependant pléthore et le leader de la Jumbo figure parmi les favoris de cette nouvelle Grande Boucle.


L’objectif : la victoire

Jumbo-Visma s’est voulue très claire très tôt : dès janvier, elle avait annoncé sa sélection pour le Tour de France qui est l’objectif numéro un de la saison. Et c’est un groupe de très haut niveau qui a été constitué autour de Roglic, même après le remplacement de Tom Dumoulin par le talentueux Jonas Vingegaard. Épaulé de grimpeurs tels Sepp Kuss, Robert Gesink ou Steven Kruijswijk et de machines à rouler comme Tony Martin, le vainqueur du dernier Tour du Pays Basque aura toutes les cartes pour rivaliser avec Ineos et UAE.


Le coureur à suivre : Wout van Aert

Il ne fait aucun doute que la course au maillot jaune sera la priorité de l’équipe néerlandaise. Mais on a vu en 2020 que Wout van Aert disposait d’une certaine liberté. Vainqueur de deux étapes sans aucune aide de sa formation, le Belge semble pouvoir gagner à tout moment et sur tous les terrains, lui qui s’est même essayé à jouer le classement de la Course des Deux Mers cette année. Face à Mathieu van der Poel et Julian Alaphilippe, le classicman devrait s’en donner à cœur joie s’il n’est pas bridé par un rôle d’équipier auquel il ne peut se soustraire.


L’avis du consultant :



La sélection :


chez Lotto, tout repose sur Caleb Ewan

Depuis l’ère Robbie McEwen, la Lotto est l’une des équipes qui maîtrisent le mieux l’art du sprint. Victorieuse à 27 reprises lors d’arrivées groupées sur les 34 succès obtenus depuis 2002, elle poursuit cette année encore le même objectif avec Caleb Ewan, son unique leader.

Caleb Ewan a remporté cinq étapes lors des deux dernières éditions du Tour. (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐

Maillot vert : ⭐⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐


Le leader : Caleb Ewan

Le sprinteur australien s’est mis en tête de lever les bras sur les trois Grands Tours cette année. Il a réussi le premier tiers de son pari en s’imposant deux fois sur le Giro. Habitué du Tour, il y a déjà remporté cinq étapes et compte bien agrémenter ce magot d’un nouveau bouquet au moins. Espérons toutefois que la Pocket Rocket ne gagne pas trop vite, au risque de le voir se retirer comme il l’a fait lors en Italie. Lui qui n’a terminé que deux épreuves de trois semaines dans sa carrière, n’a pas montré une grande détermination à rallier Milan une fois le contrat rempli. Pas dit qu’il voit les Champs le 18 juillet prochain. Et si son train est démobilisé, le sort que Lotto a connu au Giro, où elle ne comptait plus que deux coureurs en troisième semaine, pourrait bien se répéter.


L’objectif : des victoires

Caleb Ewan est incontestablement sa pièce maîtresse. Alors Lotto a décidé de maximiser les chances de son sprinteur en mettant à sa disposition quatre coureurs avec lesquels il a travaillé les automatismes dès l’UAE Tour. Si malheureusement la stratégie ne paye pas lors des arrivées groupées, l’équipe du plat pays risque d’être bien démunie. Certes, Lotto Soudal compte dans ses rangs Thomas De Gendt et Philippe Gilbert, mais les deux vétérans ne sont plus les valeurs sures d’antan. C’est dire la pression qui pèse sur Ewan.


Le coureur à suivre : Brent van Moer

Reste Brent van Moer, surprenant vainqueur de l’étape d’Issoire sur le dernier Critérium du Dauphiné. Le jeune coureur de Beveren semble être en bonne forme après sa 8e place au championnat de Belgique de chrono. Son compteur débloqué, ce baroudeur sera certainement décomplexé dans sa chasse aux étapes.


La décla :

« Il est clair que Caleb Ewan est légitimement notre leader absolu. Il y a six ou sept étapes qui seront disputées par les sprinteurs ».

John Lelangue, manager de Lotto Soudal.


L’avis du consultant :


La sélection :

quel leader pour la Movistar ?

Comme souvent, Movistar se présente au départ du Tour de France avec plusieurs leaders. Après la guerre interne avec Nairo Quintana et Mikel Landa, Valverde doit cette fois faire équipe avec Enric Mas et Miguel Angel Lopez. Et il est difficile de dire qui sera le véritable leader. Et, pour une fois, se sacrifieront-ils l’un pour l’autre si une différence s’est faite à la pédale ?

À 41 ans, Alejandro Valverde semble retrouver une seconde jeunesse, à l’image de cette victoire sur le Dauphiné. Mais peut-il encore jouer le général d’un Grand Tour ? (Sirotti)


Maillot jaune :⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐⭐⭐



Le leader : Miguel Angel Lopez

C’est toujours le même problème avec la Movistar : au départ du Tour, elle vient avec plusieurs leaders… Souvent incapables de rouler l’un pour l’autre lorsqu’une différence se fait à la pédale. On l’a notamment vu à l’époque de la lutte fratricide entre Valverde et Quintana. Cette saison, les choses semblent avoir un peu changé : n’a-t-on pas vu Valverde se mettre à la planche pour Lopez sur le Dauphiné ? Mais acceptera-t-il d’en faire de même sur le Tour ? Quand à Enric Mas, acceptera-t-il de travailler pour Lopez si le Colombien lui est supérieur, et inversement ? Reste que des trois, c’est Lopez qui semble le plus fort. Son Dauphiné (6e, à 38” de Richie Porte) montre qu’il est revenu à un très bon niveau. Et une chose est sûre : s’il devient le leader de la Movistar, il sait que Verona et Soler rouleront pour lui en montagne. Des atouts de poids.


L’objectif : maillot jaune et classement par équipes

Les années passent et la Movistar n’y arrive pas. Elle tourne toujours autour de ce maillot jaune, mais reste cantonnée aux places d’honneur. Quintana deux fois 2e et une fois 3e, Valverde 3e, Enric Mas 5e… La faute, souvent, à une stratégie douteuse (mais lorsqu’on parle de la Movistar, c’est un peu tirer sur l’ambulance). Et les Espagnols auront bien du mal à aller chercher ce Tour de France 2021. La raison est toute simple : les 58 km de chronos prévus sur le parcours. Ce n’est pas un scoop, Mas, Lopez et Valverde n’ont jamais été des adeptes de la position de triathlète. Sur des chronos tout plats ou presque, on peut parier qu’ils perdront au moins 1’30 à chaque fois. Et ça, c’est rédhibitoire, surtout dans un Tour proposant peu de haute montagne. Un nouveau classement par équipes semble donc plus accessible. À moins qu’un Lopez aille chercher le maillot à pois ?


Le coureur à suivre : Miguel Angel Lopez

Avec Julian Alaphilippe, Miguel Angel Lopez peut être l’autre grand animateur de ce Tour de France. Le Colombien est connu pour son tempérament offensif. S’il est distancé au général après le contre-la-montre de Laval (5e étape), ce qui est prévisible, il aura du champ pour attaquer en montagne. Et dynamiter cette Grande Boucle. Et si la condition est encore meilleure qu’au Dauphiné, le maillot de meilleur grimpeur peut devenir un objectif naturel pour lui, plutôt que le général. Et rien que ça, ça promet de belles chevauchées sur ce Tour. Et du spectacle.


La décla

« Ce début de Tour est intéressant pour Valverde, il y a quelques bonnes étapes pour lui. Si Alejandro garde le niveau qui était le sien sur le Dauphiné, il peut être un candidat à une victoire d’étape et même au maillot jaune ».

Eusebio Unzué, manager de la Movistar


L’avis du consultant


La sélection :


Qhubeka-Assos sans prétention

Sur le papier, la formation Qhubeka-Assos parait avoir un effectif limité pour performer sur ce Tour de France. Mais sur le Giro, l’équipe sudafricaine a montré qu’elle avait des ressources, alors méfiance.

Fabio Aru a été remplacé à la dernière minute par Carlos Barbero (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐


Le leader : Simon Clarke

Même si Sergio Henao est présent dans la sélection, c’est Simon Clarke qui portera le dossard n°1 dans l’équipe. L’Australien n’a pas gagné cette saison, mais a montré qu’il savait encore performer avec une 8ème place sur les Strade Bianche et une 5ème place sur la Drôme Classic. Il aura même l’occasion de se mettre en évidence dès les premières étapes en Bretagne avec des arrivées en bosse. Son objectif sera d’ailleurs d’aller en claquer une, que ce soit en costaud ou en échappée. Le coureur de 34 ans a déjà gagné deux fois sur un Grand Tour, lors des Vuelta 2012 et 2018.


L’objectif : une victoire d’étape

Qhubeka-Asso ne pourra pas viser mieux sur ce Tour. La formation sudafricaine va se concentrer sur une victoire d’étape. Victor Campenaerts l’a déjà fait sur le Giro. Le Belge aura aussi dans le viseur un bon classement dans le chrono de Laval dans la première semaine du Tour de France. Des garçons comme Clarke, Gogl ou Henao sont aussi tout à fait capable de lever les bras en cas d’échappée décisive. On devrait les voir à l’avant.


Le coureur à suivre : Michael Gogl

C’était la belle surprise des Strade Bianche. Michael Gogl est longtemps resté aux côtés des Van Aert, Alaphilippe, Van der Poel et Bernal sur les chemins de terre italiens. 6ème au final, l’Autrichien a montré de belles dispositions. S’il n’a pas confirmé depuis, il reste néanmoins capable de faire un grand coup dans un bon jour.


La décla :

« C’est un grand honneur d’être sélectionné une fois de plus pour l’événement qui est au sommet de notre sport, cette fois avec une nouvelle équipe avec un dynamisme et une fierté incroyable.

L’équipe a fait preuve d’une bonne forme particulière lors du Giro, ce qui a attiré l’attention de tout le monde, et nous avons l’intention de poursuivre sur cette voie lors du Tour de France. J’ai hâte d’y aller ».

Simon Clarke, leader de Qhubeka-Assos


L’avis du consultant :


La sélection :


Total Energies remonte la pente ?

Après un Tour de France 2020 à oublier, comme l’a stipulé Jean-René Bernaudeau, la Total Energies a l’intention de se refaire une santé. Avec un mercato XXL réalisé justement en vue de ce Tour de France, l’équipe vendéenne veut redorer son blason et perpétuer l’héritage Europcar en allant chercher des victoires d’étape.

Quels seront les objectifs de Total Direct Energie sur ce Tour de France 2021 ? (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipe : ⭐


Le leader : Pierre Latour

Depuis la fin de carrière de Thomas Voeckler, Total Energies a du mal à trouver l’homme providentiel. Pourtant, avec l’arrivée récente de Pierre Latour au sein de l’équipe, l’espoir est permis. Après une fin de cycle compliquée chez AG2R, l’Isérois retrouve peu à peu de sa superbe. Ses performances en cette première moitié de saison sont honorables : 11ème du Tour de Suisse, 16ème de Paris-Nice, 3ème du Tour des Asturies avec une victoire d’étape… La régularité et la confiance reviennent chez Pierre Latour. Total Energies pourra aussi compter sur son expérience dans les Grands Tours. Vainqueur d’étape sur la Vuelta, puis maillot blanc sur le Tour de France en 2018. La recrue connait les longues courses, et a occupé les premiers rôles en accompagnant Romain Bardet sur les Tours de France 2017 et 2018. Un Top 15 sur cette 108ème édition de la Grande Boucle n’est pas à écarter.


L’objectif : des victoires d’étape

« On va cibler 4-5 étapes, où le collectif devra apporter le plus de chance possible au meilleur coureur de l’équipe pour conclure. Si on a une victoire d’étape sur le Tour de France 2021, alors on pourra dire qu’on a réussi notre Tour », explique Jean-René Bernaudeau. Avec ces mots, l’objectif est on ne peut plus clair. On cherche un héritier à Lilian Calmejane pour une victoire d’étape chez Total Energies. Avec une équipe assez complète et capable de briller sur tous les terrains, les Vendéens ont de grandes chances d’arriver à leur objectif. Turgis en échappée, Boasson Hagen au sprint, De La Parte et Rodriguez en montagne… À eux de montrer qu’ils sont capables d’aller lever les bras.


Le coureur à suivre : Cristian Rodriguez

S’il y a un coureur dans le peloton mondial qui a gagné sa place sur le Tour grâce aux courses de fin de printemps, c’est bien Cristian Rodriguez. Après le classement général sur le Tour du Rwanda, l’Espagnol enchaine les prestations de qualité. 5ème du Mont Ventoux Dénivelé Challenge, 4ème de la Route d’Occitanie… La montée en puissance semble fulgurante. L’ancien coureur de la Caja Rural pourrait très bien se voir lever les bras sur ce Tour de France, surtout si le peloton laisse de nombreuses chances aux échappés d’aller au bout, comme ce fut le cas sur le Giro 2021. Justement de part ses qualités, Rodriguez pourrait avoir des envies de maillot à pois. 10 ans après, l’Espagne ne chercherait-elle pas un héritier à Samuel Sanchez ?


L’avis du consultant :


La sélection :


Trek-Segafredo pour quoi faire ?

Ce Tour de France est une véritable énigme pour la Trek-Segafredo. Certes, il y a de très beaux noms sur la startlist, mais personne ne semble en mesure de jouer pleinement sa chance, que ça soit dans la course au maillot vert (Stuyven, Pedersen) ou au classement général (Mollema, Nibali). Les Américains, emmenés par le duo tricolore Kenny Elissonde/Julien Bernard, visera donc les victoires d’étapes.

Mads Pedersen peut-il retrouver son niveau sur le Tour ? (Crédit : Sirotti)


Maillot jaune :⭐

Maillot vert : ⭐⭐

Maillot à pois : ⭐⭐

Maillot blanc : ⭐

Classement par équipes : ⭐



Le leader : Mads Pedersen

Difficile de sortir un leader pour la Trek-Segafredo sur ce Tour de France. Il faut dire que personne n’a vraiment brillé depuis le début de saison malgré quelques victoires de prestige, notamment Milan-San Remo pour Jasper Stuyven. Depuis ? Plus rien ou presque. Les vieillissants Bauke Mollema et Vincenzo Nibali ne peuvent plus viser un podium sur un GT. Place donc aux victoires d’étapes. Si Pedersen a notre préférence sur le leadership, c’est en raison de son passé. S’il retrouve sa forme, il sera candidat aux victoires d’étapes lors des sprints massifs… ou des arrivées un peu moins plate.


L’objectif : une victoire d’étape

C’est évidemment l’objectif minimal de beaucoup de formations, mais il ne peut décemment pas en être autrement pour la Trek-Segafredo sur ce Tour de France. Pas de leader pour les maillots (à part un Elissonde pour les grimpeurs ?), et des coureurs qui n’ont pas montré leur meilleur visage ces dernières semaines. Un succès serait déjà une bonne chose pour l’équipe américaine, qui n’a plus levé les bras sur l’épreuve depuis John Degenkolb en 2018.


Le coureur à suivre : Kenny Elissonde

Formidable coéquipier, Kenny Elissonde sort d’un Tour de France 2020 réussit du point du collectif. Le Français a superbement emmené Richie Porte jusqu’à la troisième place finale l’an dernier, terminant lui-même 25ème. Pour sa deuxième Grande Boucle, le Francilien aura beaucoup plus de liberté étant donné qu’aucun grand leader ne se dégage pour le général. On pourrait donc rapidement le voir tenter sa chance pour aller gratter une victoire. Et connaissant les qualités de grimpeur du tricolore, on pourrait bien le voir refaire le coup de l’Angliru. Rendez-vous sur le Mont Ventoux ?


La décla

« Nous avons un bon collectif sur ce Tour et notre objectif sera de gagner une étape. Bauke Mollema vise le classement général mais si on voit que ce n’est pas possible de signer un très bon résultat, il se tournera vers un succès d’étape, comme Vincenzo Nibali. Malgré son résultat (38ème), Mads Pedersen a très bien roulé aux championnats du Danemark. Il a encore besoin de quelques jours de course pour être au top. »

Steven de Jongh, directeur sportif de la Trek-Segafredo


L’avis du consultant



La sélection :


UAE se donne les moyens de ses ambitions

UAE grandit et ses ambitions avec. Tenante du titre grâce à son prodige slovène, la formation émiratie a bâti une solide équipe pour l’entourer et contrôler la course, ce qui constitue une nouveauté pour elle. UAE part en mission et compte bien conquérir un second Tour collectivement.

Tadej Pogacar sera à la tête d’une véritable armée sur cette Grande Boucle. (Sirotti)

Maillot jaune : ⭐⭐⭐⭐⭐

Maillot vert : ⭐

Maillot à pois : ⭐⭐⭐

Maillot blanc : ⭐⭐⭐⭐⭐

Classement par équipes : ⭐⭐⭐


Le leader : Tadej Pogacar

Cela ne fait aucun doute : Tadej Pogacar est l’unique leader de l’UAE Team Emirates. Un statut reconnu et assumé par tout le monde ; il faut dire que le jeune grimpeur a donné de sacrées garanties en remportant l’an dernier son premier Tour de France sans bénéficier d’un grand soutien de ses équipiers. Cette fois, la donne change : d’outsider, le Slovène est passé au rang de favori. De fait, il n’aura droit à aucune marge de manœuvre et sera marqué par ses concurrents. Cela, la 4e formation du classement UCI l’a bien compris et c’est la raison pour laquelle elle a adapté son approche collective.


L’objectif : une victoire conquise collectivement

Pour atteindre cet unique but, UAE est prête à contrôler la course, comme en témoigne la présence de grimpeurs de haute facture dans la sélection. Ces derniers mois, Davide Formolo et Rafal Majka ont toujours mis de côté leurs ambitions personnelles pour se reconvertir dans ce rôle d’équipier de luxe. Brandon McNulty a bien eu carte blanche au Tour du Pays Basque, mais on se souvient du fiasco par lequel cette petite folie s’était soldée. Sur ce Tour, hors de question de voir Tadej Pogacar se muer en lieutenant comme il l’avait fait le jour de cette déroute. Le Slovène peut compter sur des hommes pour l’épauler sur tous les terrains, des machines à rouler scandinaves aux grimpeurs précédemment cités, auxquels il faut ajouter un Rui Costa qui débute son dixième Tour.


Le coureur à suivre : Marc Hirschi

Celui qui a fait parler de lui pour son transfert tardif chez UAE, où l’attendait un juteux salaire, a-t-il vraiment mis ses ambitions de côté ? Véritable révélation de la Grande Boucle 2020, le Suisse est loin d’être au niveau attendu cette saison. Mais nul ne sait si cela le poussera à rester sagement aux côtés de son leader, alors qu’il avait souvent pris la poudre d’escampette en septembre dernier. Marc Hirschi serait bien inspiré de profiter des étapes bretonnes pour scorer, car il se pourrait bien qu’il soit bridé ensuite au profit de la lutte pour le maillot jaune.


La décla :

« C’est un privilège de revenir sur le Tour dans la position du tenant du titre ».

Tadej Pogacar, leader d’UAE Team Emirates.


L’avis du consultant :


La sélection :

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