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Tour de France : les perdants de la 1ère étape

Bis répétita : en 2020, la 1ère étape du Tour de France, à Nice, avait été un massacre sportif, sur des routes transformées en patinoire géante (big hug à Thibaut Pinot). Brest-Landerneau n’a rien à lui envier, avec ses deux chutes massives. Certains coureurs ont déjà presque tout perdus au pays de Bernard Hinault.

Richie, on sait que tu aimes le Tour. Mais, lui, visiblement, ne t’aimes pas. Pourquoi tu t’obstines ? (Sirotti)


Richie Porte (Ineos Grenadiers)

Il y a des coureurs qui sont poursuivis par la malchance, parfois durant toute leur carrière. Marc Soler (Movistar), par exemple, a dû quitter ce Tour de France dès la première étape. Comme sur le dernier Giro, qui l’avait vu abandonner à la 12e étape, déjà sur chute. Richie Porte fait partie, lui aussi, comme Raymond Poulidor en son temps, des coureurs frappés par la guigne. L’Australien est ENCORE tombé sur le Tour de France, qui ne lui réussit décidément pas. S’il ne semble pas trop touché, le vainqueur du dernier Dauphiné a déjà perdu temps précieux entre Brest et Landerneau : 2’16 sur Alaphilippe. Quand, dans le même temps, Thomas et Carapaz finissaient avec les meilleurs. Malgré lui, il a éclairé le leadership chez Ineos : il ne sera probablement le leader pour le général.


Miguel Angel Lopez (Movistar)

Il fait partie des outsiders les plus sérieux de cette Grande Boucle. Après sa victoire – facile – sur le Mont Ventoux Dénivelé Challenge et sa 6e place au général du Dauphiné, le Colombien de la Movistar peut nourrir de sérieuses ambitions au classement général. Et viser au moins un top 5. Mais il a déjà laissé des plumes dans cette première étape. S’il n’est pas blessé, il a été retardé par les deux chutes massives. Résultat, le voilà relégué à 1’49 de Julian Alaphilippe. Et à 1’41 du co-leader de la formation espagnole, Enric Mas, que le sort a épargné lundi. S’il veut toujours jouer le général (on connaît les difficultés de la Movistar à établir un leadership clair), il devra se montrer très offensif en montagne.


Michael Woods (Israël Start-Up Nation)

Michael Woods est venu sur ce Tour de France avec deux objectifs : les victoires d’étapes et le général. Avec un top 10 en ligne de mire. Il avait même coché les deux premières étapes, dont le final correspond bien à ses qualités. Le Canadien de la Israël Start-Up Nation sait déjà qu’il ne pourra plus jouer le général. A l’image de son équipe (coucou Chris Froome, décidément pas en veine), Woods n’a pas été épargné. Le 5e du dernier Tour de Suisse – et meilleur grimpeur – est déjà tombé dans les profondeurs du classement : 154e, à 8’59 du maillot jaune, juste devant Casper Pedersen. On ne sait pas s’il est touché physiquement. S’il s’en sorti indemne, il pourra se consoler avec ce grand bon de sortie pour chasser les étapes. Et pourquoi un maillot à pois ?


Ben O’Connor (AG2R Citroën-Team)

« Je pense que s’il y avait un maillot jaune de la poisse, on l’aurait avec pas mal de secondes d’avance » A l’arrivée à Landerneau, le directeur sportif de la formation savoyarde avait bien du mal à cacher son amertume. Avec sept coureurs sur 8 au sol et tous touchés à des degrés différents, AG2R Citroën-Team est l’équipe martyr de cette première étape. Et le plus meurtri n’est autre que son leader : Ben O’Connor. Le jeune Australien (25 ans), une des révélations de la saison, nourrissait de grandes ambitions au général pour sa première Grande Boucle. Mais il n’est même pas sûr de prendre le départ de la 2e étape. S’il ne souffre pas de lésions graves, il a dû se faire douze points de suture au bras droit. Et accuse déjà 1’49” de retard au général. Pas sûr qu’il revienne en Bretagne en vacances. Il maudira sûrement longtemps la région.





Alejandro Valverde (Movistar)

Ok, il n’aurait sûrement pas gagner ce Tour de France. A 41 ans, Alejandro Valverde semble désormais trop limité en montagne pour suivre les meilleurs. Mais il vit une seconde jeunesse cette saison. Au vu sa forme – qui a oublié sa belle victoire sur le Dauphiné ? – il aurait pu être un sérieux lieutenant en montagne pour Mas et Lopez. Et un dynamiteur en montagne, candidat N°1 au désamorçage des stratégies de courses cadenassées d’Ineos et de la Jumbo. Où même un leader de rechange de luxe en cas de défaillance de Mas et Lopez. Mais ce qui pourrait être le dernier tour de “Balaverde” a des allures de cauchemar. Déjà repoussé à 5’43 au général, il est en plus blessé. Décidément, avec Froome, il ne fait pas bon d’être un papy sur ce 108e Tour !

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