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Tour de France – Rétro : Jan Ullrich, le crack consacré à Libourne

Vainqueur du Tour de France en 1997, Jan Ullrich a remporté une étape dès sa première participation un an plus tôt. Un chrono, évidemment, qui lui permet de se classer deuxième au général. Un crack est né.

Jan Ullrich tout sourire (Sirotti)

À 23 ans, Jan Ullrich était venu sur ce Tour de France pour être un fidèle équipier de Bjarne Riis. Rôle endossé avec brio, son leader remportant la Grande Boucle. Mais l’Allemand a surtout démontré tout l’étendue de son talent pour sa première participation.

Et pourtant avant de prendre son premier départ à s’Hertogenbosch (Pays-Bas), le jeune coureur de la Deutsche Telekom n’a pas vraiment de référence. Il avait certes, créé la sensation en allant chercher la médaille de bronze des championnats du monde du chrono alors qu’il n’est seulement que stagiaire dans la formation germanique. Mais en montagne, il n’avait, jusque-là, pas montré de d’aisance particulière, si ce n’est un top 10 sur le Tour de Suisse. Avec sa grande carasse, on lui prédit plutôt un avenir de grand rouleur. Le monde du cyclisme n’avait encore rien vu.


La révélation du Tour 1996

Lors de ce Tour de France 1996, Jan Ullrich va se révéler aux yeux du grand public. Sans se lever de la selle et avec toujours ce même faciès qui ne transparait rien, celui qui deviendra le Kaiser, va être un véritable acteur de cette Grande Boucle lorsque les routes s’élèvent. Toujours au contact des leaders, il limite la casse à chaque étape. Son travail pour Riis, mais aussi sa régularité, lui vaut même d’être le dauphin de son propre équipier avant le dernier chrono à Libourne.

Cette fois-ci, terminé l’équipier, le costaud allemand peut enfin se faire plaisir. Seul face à lui même. Casquette à l’envers, lunettes de travers, le puissant coureur montre toute sa classe. Il écrase le contre-la-montre et fait même, un temps, vaciller Bjarne Riis. Le Danois avait 4 minutes d’avance sur son jeune équipier avant cette 20ème étape. Mais au soir de ce 20 juillet 1996, il n’en plus qu’un peu moins de deux minutes. Le coureur de la Deutsche Telekom met tout le monde à l’amende. Il colle une minute à Miguel Indurain, pourtant champion du monde de la discipline, ou encore 2’30 au grand spécialiste de l’exercice, Chris Boardman. Intouchable.

Jan Ullrich au dessus du lot sur le chrono. (Sirotti)


Freiné dans son ascension

Première victoire de Jan Ullrich sur le Tour de France. Deuxième du général à Paris et maillot blanc, on lui prédit le plus grand avenir. Mais pour sa deuxième année pro, il reste encore timide lorsqu’on lui pose la question : « Il n’est pas question que je sois leader dès 1997. J’ai encore trop à apprendre et Riis est le meilleur »

Au moins l’Allemand n’est pas voyant. Car c’est bien dès l’année suivante qu’il remporte le Tour de France. Alors qu’on pensait que ce serait le premier d’une longue lignée, ce fut le seul. La faute à une comète américaine, qui l’a un peu embêté dans le reste de sa carrière.

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