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Tour de France – Retro : Thomas Voeckler en jaune à Nîmes

Le 18 juillet 2004, après déjà 9 jours en jaune, Thomas Voeckler va connaître son dernier podium avec cette tunique à Nîmes lors de cette édition. Le lendemain, il la perd au profit de Lance Armstrong. La fin d’une belle épopée.

Thomas Voeckler avec le maillot jaune à Nîmes. (Sirptti)

Ce n’est pourtant pas un jour pour les tricolores ce 18 juillet 2004. Ce jour-là, l’Espagnol Aitor Gonzalez remporte l’étape entre Carcassonne et Nîmes devant… trois Français : Nicolas Jalabert, Christophe Mengin et Pierrick Fedrigo. Mais il reste toujours cette éclaircie nommée Thomas Voeckler. Le coureur de Brioche-la-Boulangère est en jaune depuis 9 étapes et sa prise de pouvoir à Chartres lors de la 5ème journée.

Mais il n’a maintenant plus que 22 secondes d’avance au général sur le grandissime favori à sa propre succession, Lance Armstrong. La veille au Plateau de Beille, « Ti-Blanc » s’est arraché pour conserver son précieux bien. Suscitant même l’admiration du « Boss » en personne : « Dans l’oreillette, j’ai entendu trois ou quatre fois ‘Maillot jaune lâché’ puis ‘Maillot jaune revenu’. Il est incroyable Thomas »


« Je me suis impressionné »

Thomas Voeckler avait souffert la veille au Plateau de Beille. (Sirotti)

Le coureur d’alors 25 ans vit un rêve éveillé depuis 10 jours. Avec ses presque 10 minutes d’avance au général grâce à son échappée de Chartres, il surprend de jour en jour, et se surprend lui-même : « C’est vrai que je me suis impressionné moi-même. Je ne pensais pas que j’étais capable de faire ça dans un col comme le plateau de Beille et cela m’aide à prendre conscience de mes moyens ».

Il apprend aussi à devenir un leader. Les prémices du champion que l’on connaîtra par la suite : « J’ai quand même du mal à tout assumerDéjà la course en elle-même est tellement difficile. Avant et après, on attend beaucoup de moi. Je ne vais pas me plaindre, mais c’est vrai que ce n’est pas évident de tout gérer. »


La dernière avant le blanc

Thomas Voeckler coupe la ligne à Nîmes aux côtés d’Oscar Sevilla (à gauche). (Sirotti)

C’est le début de la Voecklermania. Après son titre de champion de France à Pont-du-Fossé, le grand public le découvre réellement pendant cette épopée. Ses fans ne le lâcheront plus jusqu’à la fin de sa carrière.

S’il conserve sans problème son maillot jaune à Nîmes, il doit ensuite (largement) s’incliner le lendemain à Villard de Lans. Fatigué, il concède 10 minutes au vainqueur Lance Armstrong qui lui reprend son trône. Voeckler va continuer de truster les podiums avec le maillot blanc, qu’il doit aussi céder à Vladimir Karpets la veille de l’arrivée à Paris. 18ème du général au final, il aura marqué de son empreinte ce Tour de France 2004. Les premier pas au haut niveau du Français au plus beau palmarès dans ces années sombres.

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